Au Gabon, les données de l’administration des douanes sont laudatifs. Ils consolident clairement le travail abattu par les responsables pour remplir les objectifs assignés par la Loi de finances. Dans ce cadre, la majorité des voyants de cette administration sont au vert.
C’est dire que cette administration, considérée comme l’une des principales pourvoyeuses de ressources budgétaires tient son pari. L’on en veut pour preuve, ses performances records de l’année 2024, avec une mobilisation de 496,29 milliards de FCFA, dépassant de 59,28 milliards de FCFA des prévisions de la Loi des finances initiales, soit un taux de réalisation de de 113, 31%.
Cette embellie ne semble malheureusement pas du goût de tous. Certains esprits aux intentions encore inavouées, et ramant visiblement à contre-courant, ont trouvé l’occasion d’ouvrir un autre front, pour visiblement saper le moral des artisans de ces performances hautement louables. Un « bashing », savamment entretenu d’informations erronées est depuis quelques en cours, pour casser cette dynamique. La cible étant le Bureau central des douanes du port d’Owendo.
Un « bashing » savamment entretenu
Des informations véhiculées font état de l’existence d’un réseau spécialisé dans ‘’la minoration des valeurs’’, tout en dénonçant les défaillances du système informatique. « Ce qui, selon ces contempteurs, permettrait à certains inspecteurs d’effectuer des opérations depuis leurs domiciles. Des pratiques qui à termes, diminueraient les recettes de ce bureau de douanes », soutiennent-ils.
Vérification faite, « Ces informations balayées du revers de la main par un Inspecteur des douanes à la retraite, qui maîtrise le fonctionnement de ce bureau pour y avoir passé plus de deux décennies », résigne-t-il. Avant de déplorer, « Il est souvent très facile pour certains de parler de la douane. Pour les profanes, ils pensent que dans ces services, les usagers se baladent avec de l’argent dans les sacs pour remettre au douaniers. Il faut d’abord rappeler que depuis plus d’une dizaine d’années, tous les payements se font au Trésor public. Et tous les usagers le savent. Il n’y a donc pas d’échange d’argent entre le douanier et l’usager ».
S’agissant spécifiquement de la minoration des valeurs, « Je peux vous assurer que ce sont des personnes tapies dans le milieu qui, soit par jalousie, soit par médisance, véhiculent ce genre d’information totalement insensée. Sur quelle base peuvent-ils affirmer que les inspecteurs sont spécialistes des minorations des valeurs des marchandises ? Plusieurs facteurs rentrent en compte pour déterminer la valeur d’une marchandise. On tient en compte, le prix d’achat de la marchandise, le transport et l’assurance. Comment l’inspecteur va-t-il minoré le prix d’achat où le transport d’une marchandise alors que ce n’est pas lui qui établit les factures ? », s’est-il offusqué. Non sans conclure sur ce point que, « La douane suscite de nombreux fantasmes, mais la réalité est très différente ».
Un système informatique opérationnel
Les griefs portés sur le système informatique semblent également relever de cette volonté bien achalandée de nuisance. En effet, lors de la célébration de la journée mondiale des Douanes célébrée en différé le 01 février 2025, le Directeur général des douanes et droits indirects (DGDDI), Hugues Modeste Odjangou affichait toute sa confiance en ce système, que la douane gabonaise a également entrepris de moderniser dans le cadre de ses objectifs d’optimisation des performances, Cela, en vue d’accélérer les procédures de dédouanement avec l’acquisition du SYDONIAWORLD en remplacement du SYDONIAPLUS en 2020.
Une réforme qui aujourd’hui, permet non seulement d’optimiser les échanges d’informations, mais également d’améliorer les recettes douanières et de renforcer les contrôles. A ce jour, SYDONIAWORLD est désormais opérationnel sur tous les bureaux centraux des douanes que compte la DGDDI à travers le Gabon, avait déclaré Hugues Modeste Odjangou. « Cet outil offre désormais la possibilité aux agents de traiter les déclarations de manière plus efficace sur toute l’étendue du territoire. Tandis que les opérateurs économiques bénéficient d’une plus grande visibilité et prévisibilité dans leurs démarches », avait-il rassuré. D’où la question aujourd’hui de savoir de quel système informatique grippé parle-t-on finalement au Bureau central du Port d’Owendo ?
Qu’à cela ne tienne, que ce soit à la Direction de la Douane ou au Bureau central du Port d’Owendo, l’on se garde de tout commentaire. Question de ne point céder à la manipulation. Mais aussi et surtout de ne pas altérer les performances ou saper le moral des agents. Dans tous les cas, le moment venu, on saura clairement identifier le bon grain de l’ivraie.
Quid du Bureau central des douanes du port d’Owendo ?
Pour la bonne gouverne, le Bureau central des douanes du port d’Owendo est une structure de la Direction générale des douanes et droits indirects du Gabon. Situé au sein du port d’Owendo, il est chargé de contrôler les opérations de commerce international et de veiller à l’application des réglementations douanières dans ce port, qui est un point d’entrée et de sortie majeur pour les marchandises au Gabon. De manière spécifique, le Bureau central des douanes du port d’Owendo assure : le contrôle des marchandises, la perception des droits et taxes, la lutte contre la fraude, et la facilitation des échanges avec notamment un accompagnement des opérateurs économiques dans leurs démarches douanières.



















