Majoritairement dominé par le secteur bancaire, le secteur financier en Afrique centrale n’est pas suffisamment dynamique.
Cette situation entrave la capacité de financer les économies dans une optique de développement des marchés régionaux. Par exemple, dans l’espace CEMAC, le total des actifs est évalué à
25 % du PIB régional et l’activité du secteur est dominée par des banques dont le modèle commercial repose principalement sur une politique restrictive du crédit qui ne peut attirer que les grosses sociétés en appliquant des commissions élevées.
Par ailleurs, l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises est limité et constitue un défi majeur dans la région. Au 31 décembre 2016, le système bancaire de la CEMAC comptait 52 banques qui n’accordent que très peu de financement à moyen terme (3 à 7 ans) dans des conditions d’accès rigides.
Les financements à long terme (au-delà de 7 ans) sont rares et représentent en moyenne 3 % des crédits. La proportion des entreprises ayant une ligne de crédit et le taux relatif à l’investissement autofinancé est respectivement de 9 % et 93 %, contre une moyenne pour l’Afrique subsaharienne de 23 % et 79 %.





























