Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître. Le nouveau Porte-parole de la présidence République gabonaise, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a comblé toutes les attentes, à l’occasion de sa toute première conférence de presse, le 12 juin 2025.
De la politique au social en passant bien sûr par l’économie, Théophane Nzame-Nze Biyoghe a édifié les hommes et femmes de médias de manière succincte et sans fioriture, sur les nouvelles orientations en matière de gouvernance impulsées par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Revenant spécifiquement sur le volet économique, les récentes mesures prises au cours de cette activité, relatives par exemple à l’interdiction de l’exportation du manganèse brut à l’horizon 2029, à l’importation du poulet de chair à l’horizon 2027, à la mise en place d’une centrale d’achat publique ainsi que dans les secteurs agricole, de l’eau et de l’électricité, de l’habitat et du logement, des infrastructures, de la pêche et l’aquaculture, marquent de manière claire, une nette rupture avec le modèle économique extractiviste hérité du passé, a souligné M. Nzame-Nze Biyoghe.
Il s’agit selon lui, « De ne plus simplement de céder nos ressources à l’état brut, mais de bâtir des chaînes de valeur locales créatrices d’emplois et de richesses pour les Gabonais. La matérialisation de cette mesure suppose le renforcement de nos capacités industrielles et la mise en œuvre d’une politique de formation adaptés à nos besoins réels », a-t-il indiqué.
L’interdiction de l’importation du poulet de chair à l’horizon 2027 fait également partie de ce paquet de mesures. Elle vise à redonner toute sa place à la filière avicole nationale et à renforcer notre sécurité alimentaire. Toute chose qui suppose la réhabilitation des élevages existants, la création de centres d’élevage modernes, la formation de jeunes agriculteurs et le développement d’un véritable marché du « poulet gabonais » : sain, accessible, compétitif a-t-il expliqué.
Il en est de même de la mise en place d’une centrale d’achat publique, afin de lutter plus efficacement contre la vie chère ; de la création de cinq Fonds stratégiques, instruments de planification et d’investissement au service de notre transformation économique, dans les secteurs du développement agricole, de l’eau et de l’électricité, de l’habitat et du logement, des infrastructures et du développement de la pêche et de l’aquaculture.
Toutefois, nuance néanmoins Théophane Nzame-Nze Biyoghe. « L’ensemble de ces mesures importantes ne saurait se concrétiser, sans l’implémentation d’une nouvelle dynamique d’action gouvernementale ». Selon lui, « Elles sont instauratrices d’une gouvernance fondée sur la rigueur, la transparence et l’efficacité, rompant avec les pratiques du passé ». En outre, avec ces dernières, « l’éthique devient une exigence cardinale, avec pour principes la probité, le respect de l’intérêt général et l’exemplarité des dirigeants ».



















