A l’approche de la fin de la transition marquées par des réformes constitutionnelles marquées par une révision du code électoral, le pays se prépare à un nouvel exercice électoral. Il s’agit de la présidentielle du 12 avril prochain. Mais avant cette échéance, le suspense demeure entier autour candidatures recalées, en dépit des recours en cours devant la Cour constitutionnelle.
Les premières candidatures validées pour la course à la présidence incluent des figures bien connues de la scène politique gabonaise, telles qu’Alain Claude Bilie-By-Nze, Brice Clotaire Oligui Nguema, Joseph Lapensée Essingone, et Stéphane Germain Iloko Boussengui. Ces personnalités apparaissent comme des prétendants sérieux, mais plusieurs autres candidats ont vu leurs dossiers rejetés pour des raisons administratives ou techniques.
Ces rejets ont déclenché une série de recours. Certains candidats, dont les dossiers ont été invalidés, contestent la décision, invoquant des erreurs matérielles, des pièces manquantes ou des rectifications administratives qui auraient été effectuées dans les délais requis. La Cour constitutionnelle, saisie de ces recours, joue désormais un rôle crucial dans l’issue de ce processus électoral. Sa décision pourrait modifier profondément la dynamique politique et redistribuer les cartes de la compétition présidentielle.
La contestation de ces rejets soulève des interrogations sur la transparence et l’équité du processus électoral. Les détracteurs estiment que si certains des rejets sont fondés sur des motifs juridiques, ils risquent de ternir la confiance des Gabonais dans les institutions en charge du bon déroulement du scrutin. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hermann Immongault, rappelait récemment que toute personne dont la candidature a été rejetée dispose d’un délai de 72 heures, pour contester la décision devant la Cour constitutionnelle, conformément à l’article 179 du Code électoral. À la suite de cette annonce, trois candidats recalés ont immédiatement introduit des recours.
Le verdict de la Cour constitutionnelle pourrait avoir des conséquences bien au-delà de la simple validation ou invalidation de candidatures. En effet, cette élection présidentielle qui survient dans un contexte de réformes profondes, est l’occasion pour le pays de choisir non seulement son futur président, mais aussi la direction qu’il souhaite prendre pour les années à venir. Alors que certains observateurs prévoient une reconduction des acteurs traditionnels, d’autres espèrent voir émerger de nouvelles figures politiques capables de redéfinir le paysage politique gabonais.
Le rôle de la Cour constitutionnelle est donc plus que jamais central, et sa décision sur les candidatures recalées pourrait bien être un moment clé dans l’histoire politique du Gabon. D’ici là, l’attente de cette décision occupe le devant de la scène. Le pays tout entier suit avec attention l’évolution de ce dossier crucial.



















