Jusqu’à un passé récent, les relations entre le Gabon et le Secrétariat international de l’initiative pour la transparence des ressources extractives (ITIE), n’ont jamais été un long fleuve tranquille. Ce, du fait de nombreuses incongruités, ou du moins, la non publication des rapports dans le gouvernance de ce secteur. Ces défaillances ont même provoqué la radiation du pays du processus de l’ITIE en février 2013.
Mais avec l’arrivée de Brice Clotaire Oligui Nguema au pouvoir, la tendance semble désormais inversée. En témoigne la validation du rapport de validation dans la mise en œuvre de la Norme ITIE 2019 par le Gabion. En effet, le 13 mars 2025, le Gabon a obtenu un score modéré (73,5 points) dans la mise en œuvre de cette Norme ITIE 2019. Ce rapport décrit l’évaluation complète de ses exigences. Il se base sur des consultations avec les parties prenantes et sur l’examen de trois modèles qui reflètent les composantes de la validation ITIE, à savoir « Résultats et impact », « Engagement des parties prenantes » et « Transparence ».
Cette validation témoigne ainsi de l’engagement du pays à s’arrimer aux normes fixées par le Secrétariat international de l’ITIE. Avec ce laurier, le pays vient de franchit un cap décisif sur ce segment, tout en consolidant sa position au giron des nations de référence en matière de gestion durable et responsable de ses richesses naturelles.
Pour les experts en la matière, cette reconnaissance internationale témoigne de la détermination du pays à rompre avec les pratiques opaques du passé pour embrasser une ère de transparence et de développement durable. Saluant cette avancée historique, Nicaise Moulombi, Président exécutif de l’ONG Croissant saine environnement et deuxième vice-président du Conseil économique, social et environnemental, a rendu hommage au président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour son leadership visionnaire. « Cette validation positionne le Gabon comme un acteur clé de la transparence dans la gestion des ressources extractives. C’est une étape cruciale vers une transformation numérique et une gouvernance exemplaire », a-t-il déclaré avec enthousiasme.
Ce succès est également tributaire de la parfaite collaboration entre le secteur public, le secteur privé et la société civile, dont l’implication active a été déterminante pour atteindre cet objectif. Nicaise Moulombi a également souligné l’engagement du groupe d’intérêt ITIE et des représentants de la société civile, tout en insistant sur la nécessité de concrétiser cette avancée par des actions tangibles sur le terrain. « La synergie entre les différents acteurs est une victoire en soi, mais elle doit maintenant se traduire par une gestion rigoureuse et transparente des ressources pour en faire bénéficier l’ensemble de la population », a-t-il ajouté.
Appelant à une mobilisation continue, M. Moulombi a exhorté le ministre des Mines, Gilles NEMBE, à assurer l’application intégrale des budgets alloués à l’ITIE et à renforcer l’implication des parties prenantes. Il a également plaidé pour un renouvellement des membres de la société civile et une implication accrue du secteur privé. Avec cette validation, le Gabon s’engage désormais à devenir un modèle de gouvernance extractive sur le continent africain et à inspirer d’autres nations dans leur quête de transparence et d’intégrité.



















