Après la stabilisation en 2017, l’activité économique de la CEMAC a rebondi en 2018 avec une croissance de 1,6% (BEAC)
Selon la Banque centrale commune aux six Etats de la sous-région (CEMAC), ce chiffre s’accompagne toutefois, d’une certaine disparité. La plupart des pays de la sous-région ont connu une croissance de l’activité en 2018, notamment la RCA, en reconstruction, et le Cameroun (respectivement 3,9% et 4,1%).
Des indicateurs variés en fonction des pays
Néanmoins, indique l’institution bancaire, ‘’le rythme a été plus faible ailleurs avec 1,4% au Congo, où l’impact des nouvelles exploitations pétrolières a été en grande partie contrebalancé par le recul des secteurs du bâtiment et des services, et 0,4% au Gabon, pénalisé par l’arrivée à maturité de plusieurs champs pétrolifères’’.
Poursuite du recul de la Guinée équatoriale
Faisant exception, l’économie de la Guinée équatoriale a poursuivi son recul (– 4,0%), du fait du repli tendanciel de la production d’hydrocarbures. Ce faible rebond est le fruit du maintien, sauf au Congo et au Tchad, du rythme de croissance du secteur non pétrolier et, dans une moindre mesure, par le redressement du secteur pétrolier en 2018.
Ce dernier a ainsi retrouvé un taux de croissance positif de 1,6% et contribué à hauteur de 0,3 point à celui de l’économie de la sous-région. Il a notamment permis au secteur des industries extractives, et plus largement au secteur primaire, d’apporter à nouveau une contribution positive (respectivement + 0,5 et + 0,7 point) à la croissance de la CEMAC.
Bonne tenue du secteur tertiaire
Autre contributeur positif, le secteur tertiaire (+ 0,7 point) a continué de tirer parti du développement des services marchands, en particulier dans les domaines du commerce, des télécommunications et des transports, malgré la stagnation des services non marchands dans le contexte d’ajustement budgétaire.
Le rendement nul du secteur privé
L’apport du secteur secondaire s’avère en revanche nul en 2018. En effet, le développement des industries manufacturières (+ 0,3 point) se compense par le recul du secteur du bâtiment et des travaux publics (– 0,2 point), pénalisé par la baisse des investissements publics.






























