Depuis quelques semaines, le Gabon est doté d’un nouveau Code électoral. Ce nouveau bréviaire électoral vise à garantir des élections transparentes et inclusives dans le cadre du processus de Transition. Ses principales innovations portent sur la Création de l’autorité de contrôle des élections et du référendum (ACER), organe indépendant chargé de veiller à la transparence et à la sincérité des scrutins.
A cela s’ajoute la mise en place de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER). C’est une instance regroupant plusieurs départements ministériels pour une organisation optimale des élections, l’enrôlement automatique des citoyens détenteurs d’un Numéro d’identification personnel (NIP), le plafonnement des dépenses électorales et obligation de transparence financière, l’introduction de sièges parlementaires pour la diaspora gabonaise, avec deux représentants pour les Gabonais de l’étranger, le droit de vote pour les citoyens incarcérés ayant conservé leurs droits civiques et l’éligibilité élargie sous condition pour les magistrats, agents des Forces de Défense et de Sécurité, et comptables publics principaux pour les élections post-Transition.
Il convient tout de même de souligner que le nouveau texte interdit au ministre de l’Intérieur en fonction, de se porter candidat à des scrutins qu’il organise et impose l’affichage des procès-verbaux dans chaque bureau de vote pour ne citer que ces quelques mesures. Pour le gouvernement, ce nouveau texte reflète tout simplement l’engagement des autorités à garantir des élections crédibles et conformes aux aspirations démocratiques.



















