Dans ses récentes mises à jour de l’économie ivoirienne, le Fonds monétaire international (FMI) renseigne qu’elle a enregistré de bons résultats au cours de la dernière décennie, avec une croissance moyenne du PIB de 6,4 %, une inflation autour de 2,2 % et une proportion de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté national en baisse. Le pays a en outre, maintenu sa stabilité macroéconomique malgré les chocs majeurs qui ont secoué le monde ces dernières années.
Toutefois, des obstacles structurels persistent, notamment le caractère informel de l’emploi, qui a diminué mais reste omniprésent, ce qui complique la mission du pays qui consiste à parvenir à une croissance plus forte et plus inclusive, à élargir l’assiette fiscale et à approfondir la transformation économique en cours. Dans le même temps, la prédominance relative du secteur du cacao et la concentration de l’industrie et des services dans les zones côtières rendent la Côte d’Ivoire vulnérable aux effets du changement climatique. La diversification économique en cours devrait contribuer à renforcer davantage la résilience économique.
Le Conseil d’administration et les services du Fonds monétaire international (FMI) ont analysé la situation de la Côte d’Ivoire dans le cadre des consultations au titre de l’article IV de 2024 (qui viennent de s’achever) et des examens menés au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), du Mécanisme élargi de crédit (MEC) et du Mécanisme pour la résilience et la durabilité (RSF).
Alors que le pays continue de progresser pour rejoindre les rangs des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et pour lutter contre le changement climatique, le ministre ivoirien des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, décline les atouts du pays pour ce statut.
Selon lui, le pays devenue le moteur de la croissance et de la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Au cours de la dernière décennie, la croissance de son PIB a été supérieure d’environ 3 points de pourcentage et l’inflation a été inférieure de près de 4,4 points à la moyenne de l’Afrique subsaharienne. Les investissements publics continus dans les infrastructures prioritaires à vocation sociale ont contribué à réduire la pauvreté, malgré l’afflux croissant de réfugiés en provenance des pays voisins.
M. Coulibaly indique également que le soutien du FMI a été crucial. « Malgré les chocs violents qui se sont répercutés dans le monde entier, l’ajustement crucial opéré depuis 2023, dans le cadre du programme soutenu par le MEDC et la FEC, a permis à la Côte d’Ivoire de préserver sa stabilité macroéconomique et de devenir le premier pays d’Afrique subsaharienne à revenir sur les marchés financiers internationaux depuis 2022. Standard and Poor’s a récemment relevé la note de la dette souveraine de notre pays à BB, l’une des trois meilleures notes d’Afrique », a-t-il ajouté.
Parallèlement, « le dispositif RSF, approuvé en mars 2024, nous aide à relever les défis croissants du changement climatique. En particulier, notre engagement continu en faveur des réformes dans le cadre de ces deux programmes devrait aider la Côte d’Ivoire à accéder au statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure et à renforcer sa résilience au changement climatique », renseigne-t-il.



















