Le calvaire que subissent les usagers de l’axe routier Bifoun-Ndjole devrait bientôt être qu’un lointain souvenir. Du moins, si ‘’les fruits parviennent à tenir la promesse des fleurs’’. Le constat se dégage à la suite du voyage de presse, initié par le ministère des Travaux Publics. Une sortie qui valait d’ailleurs toute son importance, du fait qu’elle a permis aux de média de toucher du doigt, les réalités en matière d’infrastructures routières des provinces du Woleu-Ntem, de l’Ogooué-Ivindo, du Haut-Ogooué et de l’Ogooué-Lolo, et le Moyen-Ogooué de recevoir.
Le 15 janvier dernier, la délégation des journalistes conviés à cette descente de terrain a pu s’enquérir des avancées du tronçon routier Bifoun-Ndjole long de 56 Km, et dont les travaux de reconstruction en béton bitumineux ont été confiés à l’entreprise SOGEA-SATOM.
De manière globale, les travaux connaissent un léger avancement. Et Claude Marius MATHA, chef de mission de contrôle de l’aménagement de la route Bifoun-Ndjolé d’édifier les hommes de médias sur les avancées enregistrées sur ce chantier. « Lors de la visite du ministre des Travaux Publics sur le site du projet en avril 2024, on constatait une progression extrêmement limitée. Nous étions à 3% de réalisation, nous sommes à une progression de 13% aujourd’hui. Depuis la dernière visite du ministre, un linéaire a été construit », a-t-il déclaré
Avant d’ajouter que « la société SOGEA-SATOM privilégiait les points qui présentaient une dégradation significative et où des risques d’accidents étaient réels. C’est le cas de la zone appelée communément « Montagne Léon MBA », où la prévalence des accidents était extrêmement importante ». Raison pour laquelle, a-t-il expliqué, « ces aspects uniques ont été identifiés et traités en urgence. Aujourd’hui, à ces endroits, le trafic routier est fluide ».
Pour la bonne gouverne, l’axe Bifoun-Ndjolé, chaînon de la Nationale N°2, est une voie hautement stratégique, en ce sens qu’elle dessert les provinces du Moyen-Ogooué, de l’Ogooué-Ivindo, de l’Ogooué-Lolo, du Haut-Ogooué et du Woleu-Ntem, mais aussi la Guinée équatoriale et le Cameroun.
Il convient également de noter que la réhabilitation de la route Ndjolé –Bifoun, baptisé ‘’La route de l’enfer’’ du fait de sa dégradation très avancée est inscrite comme projet prioritaire dans le Programme présidentiel d’urgence de la transition (PPUT). Le coût des travaux est estimé à 41,8 milliards de FCFA. Au point de vue comique, cette voie constitue le principal passage des marchandises entre le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Cameroun. Sa réhabilitation permettra donc de booster les échanges commerciaux nationaux et ceux avec les pays limitrophes.



















