Le Programme de développement intégré des trois frontières (PDIZTF) Gabon-Cameroun-Guinée Equatoriale, est définitivement sur orbite. C’est le moins que l’on puisse dire, au regard de l’importante activité y relative que vient de vivre la ville de Bitam, située à environ à 593 km de Libreville, dans la province du Woleu-Ntem (Nord du pays).
En effet, sous la conduite du Premier ministre, Raymond Ndong Sima, une bonne brochette de membres du gouvernement à savoir : Charles M’BA ministre des Comptes Publics, Charles M’BA ; Michel Régis Onanga M. Ndiaye, en charge des Affaires étrangères, Maurice Ntossui Allogo des Eaux & Forêts, et Ludovic Megne Ndong de de l’Habitat de l’Urbanisme et du Cadastre ont récemment vient d’y séjourner, à l’effet de procéder au lancement des activités du volet national du Programme de développement intégré de la zone des trois frontières.
A Bitam, le PM, Raymond Ndong Sima est revenu sur les enjeux de cette initiative lors de son adresse de circonstance. « Individuellement, nos trois pays : le nôtre, le Cameroun et la Guinée équatoriale, ont un point économique marginal à l’international et limité même à l’échelle du continent africain », a-t-il déclaré. Avant de mettre en exergue, « la spécificité de ce projet qui repose sur la proximité géographique des trois pays, vue comme un vecteur de renforcement des liens économiques et sociaux ».
Pour ce faire, le chef du gouvernement de transition a préconisé une coopération harmonisée entre Gabonais, Équato-guinéens et Camerounais. « Ma présence ici à vos côtés témoigne de la volonté du gouvernement d’accompagner ce mouvement décidé en 2023, par la Conférence des chefs d’État de la CEMAC », a-t-il déclaré.
Occasion également pour lui, d’exhorter les autorités locales à s’impliquer pleinement pour la matérialisation de cet emblématique projet. « J’invite les autorités administratives déconcentrées et décentralisées en charge de la mise en œuvre des mutualisations et rationalisations nécessaires. Je les invite à s’approprier cet outil en devenant des acteurs centraux de la nouvelle relation en construction entre les trois pays dans la zone des trois frontières ». Une démarche selon lui, qui « reflète une logique de coopération de proximité, avec pour objectif de créer un pôle de développement intégré pour améliorer les conditions de vie dans la région ».
Avec la signature du document par les partenaires techniques locaux, le Gabon, le Cameroun et la Guinée Équatoriale s’engagent à bâtir un avenir commun sous le signe de la paix, de la solidarité et de la prospérité régionale. Il convient de noter que la cérémonie de Bitam s’inscrit dans le prolongement de la 1ère session du Comité de pilotage du PDIZTF, tenue à Libreville les 9 et 11 décembre derniers, a été consacrée principalement à la visite des bâtiments et logements des personnels, à l’officialisation du recrutement des personnels d’encadrement de l’Unité de gestion du programme et à la consolidation du cadre réglementaire du PDIZTF.
Pour votre gouverne, le Programme de développement intégré de la zone des trois frontières est une initiative des dirigeants des trois pays (Gabon-Cameroun-Guinée Equatoriale) en gestation depuis 2013. Elle a pour objectif principal, d’améliorer les conditions de vie des populations vivant dans la zone des trois frontières, renforcer la sécurisation des frontières et impulser une plus grande dynamique en faveur de la coopération transfrontalière entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée équatoriale.
C’est donc dire que sa mise en œuvre passe nécessairement par une étroite collaboration entre les trois pays. A côté de cela, pour une réalisation effective du programme, il faudrait aussi surmonter les obstacles naturels de la coopération transfrontalière, que sont les divergences d’ordre institutionnel, juridique et culturel de part et d’autre des frontières.
Au Gabon, le processus est considérablement avancé. Le projet de décret portant création, organisation et fonctionnement du PDIZTF avait été adopté en Conseil des ministres, le 20 février 2023. Selon les textes, il va être mis en place au Gabon, conformément aux orientations de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et de plusieurs autres partenaires au développement.



















