Le 10 décembre 2024, le ministre congolais de l’Economie et des Finances, Jean-Baptiste ONDAYE, a ouvert le séminaire de présentation des termes préliminaires du projet « Debt for nature swap » ou « Echange dette contre nature », renseigne la Cellule de communication du ministère de l’économie et des finances
Cette rencontre qui se tient depuis le 10 au 12 décembre courant, vise, selon le ministre Jean-Baptiste ONDAYE, deux objectifs. A savoir : « le refinancement des lignes de la dette commerciale » et « le développement d’un Programme de conservation environnementale ». Ce refinancement de la dette, a-t-il poursuivi, « sera effectué suivant les trois conditions ci-après : les termes concessionnels ; l’implication des rehausseurs de crédit ; et la mise en place d’un programme de conservation ».
Il convient de noter que l’opération « Debt for Nature Swap » permet à un pays très endetté de rendre ses remboursements plus soutenables, tout en consacrant des ressources à des projets d’intérêt général, tels que la conservation de la nature ou la lutte contre la pauvreté. Cette dynamique engagée par le gouvernement congolais, sous le leadership technique du ministère de l’Economie et des Finances, vise à absorber un emprunt de l’ordre de 126 millions de dollars.
Les parties prenantes au projet sont constituées, d’une part, de la Commission interministérielle (comprenant les ministères de l’économie et des finances ; de l’environnement, du développement durable et du Bassin du Congo ; de l’économie forestière ; ainsi que les autres départements dont l’action concourt au bien-être de la population) et, d’autre part, des partenaires stratégiques suivants : Centerview Parteners, en qualité de conseiller financier en charge de la structuration de l’opération ; Wildlife Conservation Society (WCS) ; The Nature Conservancy (TNC), en charge du Programme de conservation ; et Cleary Gottlieb, en qualité de conseiller juridique.
La biodiversité une niche importante
La République du Congo est un joyau écologique au cœur du Bassin du Congo, la deuxième plus grande forêt tropicale au monde après l’Amazonie. Avec 69% de son territoire couvert de forêts (soit 145.000 km2, environ 23 millions d’hectares), le Congo, à travers ses écosystèmes, joue un rôle essentiel dans la séquestration du carbone, absorbant près de 1, 2 milliards de tonnes de C02, chaque année. C’est un atout majeur dans la lutte contre le changement climatique.
Le Congo a un stockage de carbone dans les tourbières, estimé à 30% des tourbières tropicales du monde. En outre, le pays possède une côte maritime qui s’étend sur 170 km, des écosystèmes marins et côtiers, tels que les mangroves. Ceux-ci couvrent environ 200 mille hectares, qui stockent jusqu’à 1.000 tonnes de carbone par hectare. Les herbiers marins du Congo jouent également un rôle important dans le stockage du carbone. Dans sa biodiversité, le Congo abrite aussi plus de 400 espèces de mammifères, 1.000 espèces d’oiseaux et plus de 10.000 espèces de plantes.



















