Le Trésor public gabonais a lancé, le 27 novembre 2027, une opération de levée de fonds auprès des investisseurs de la CEMAC, visant une enveloppe totale comprise entre 39 milliards et 46,5 milliards de FCFA.
Cette levée de fonds s’est déroulée en quatre opérations, dont une émission de bons du Trésor assimilables (BTA) de 14 milliards de FCFA à 26 semaines, ainsi que trois émissions par adjudication d’obligations du Trésor assimilables (OTA) d’une valeur comprise entre 25 milliards et 32,5 milliards de FCFA. Ces OTA ont une maturité de 3 et 5 ans et un taux d’intérêt oscillant entre 5,75 % et 6,5 %.
Les résultats de ces quatre opérations n’ont pas encore été communiqués officiellement par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).
Cependant, ces opérations se déroulent dans un contexte où le Gabon peine à mobiliser des fonds sur le marché de la BEAC. En effet, ces derniers mois, le pays a obtenu des résultats mitigés dans ses tentatives de levées de fonds. Par exemple, les émissions d’obligations du Trésor assimilables (OAT) des 23 et 25 octobre derniers, visant à mobiliser un total de 15 milliards de FCFA, ont affiché un taux de couverture de 0 %.
Face à cette difficulté à réunir les montants recherchés sur le marché domestique, le Gabon a récemment sollicité auprès de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), régulateur du système bancaire de la CEMAC, une exemption temporaire de la pondération des risques de 100% appliquée à ses titres publics par la BEAC. Cette exemption devrait permettre au pays, de lever davantage de fonds sur le marché afin de financer son budget 2025 notamment.
Il convient également de noter que le marché des titres publics émis par adjudication, organisée par la BEAC a été lancé en en novembre 2011. Le Gabon y a fait son entrée le 8 mai 2013. Ce marché des titres publics s’est imposé comme cadre alternatif aux Etats permettant de mobiliser des ressources pour la couverture de leurs besoins de financement.
Il vise plusieurs objectifs. Il s’agit entre autres de : collecter davantage de ressources que dans le système des avances directes de la Banque Centrale aux Trésors ; permettre aux entreprises et aux particuliers de souscrire à des instruments financiers rentables, peu risqués et liquides par le canal des institutions habilités ; permettre aux établissements de crédit de placer à des taux d’intérêt intéressants leurs liquidités oisives déposées à la BEAC.
En outre, il contribue à l’approfondissement du volet titres publics du marché financier régional ; il permet également de contenir les pressions inflationnistes que les tirages sur les ressources monétaires sont susceptibles d’engendrer ; Donner à la politique monétaire une plus grande marge de flexibilité et constituer un stock suffisant de titres servant de support à la politique d’open market ; d’élargir la gamme des supports de placement des épargnants et des investisseurs ; et enfin de moderniser le mode de financement des Trésors publics en passant d’un système statique de gestion de la dette à un système plus dynamique et plus performant, pouvant permettre de mieux maîtriser les coûts et les risques afférents à l’endettement public.
Les titres émis sur ce marché sont dématérialisés et assimilables. Il s’agit des Bons du Trésor Assimilables (BTA) et des Obligations du Trésor Assimilables (OTA). Les OTA, émises pour des durées supérieures ou égales à deux ans, pour une valeur nominale de 10 000 francs CFA et dont les intérêts sont payables annuellement. Tandis que les BTA, émis pour des durées de 13, 26 et 52 semaines, dont la valeur nominale est fixée à 1 million de francs CFA et dont les intérêts sont précomptés.



















