Pour l’année en cours, le gouvernement table sur des prévisions budgétaires très prometteuses.
L’on indique à cet effet que les recettes budgétaires s’établiraient à 2 113,4 milliards de FCFA contre 1 674,1 milliards de FCFA collectés en 2018, soit un accroissement de 26,2%. Cette embellie proviendrait du raffermissement aussi bien des recettes pétrolières que des recettes hors pétrole, en lien avec la bonne tenue de l’activité économique nationale, conjugué à la mise en œuvre d’un dispositif d’amélioration des opérations de collecte des recettes et de rationalisation des exonérations et des régimes de faveur.
Ainsi, la part des recettes budgétaires dans le PIB se renforcerait de 3,8 points à 21,7%. Rapportées au PIB pétrolier, les recettes pétrolières s’amélioreraient de 5,91 points tandis que les recettes hors pétrole se renforceraient de 3,2 points du PIB hors pétrole.
Les dépenses publiques
En 2019, les dépenses budgétaires se renforceraient de 13,2% à 2 019,1 milliards de FCFA par rapport au niveau exécuté en 2018. Cette évolution résulterait de l’accroissement conjoint des dépenses primaires et du règlement des intérêts de la dette publique.
Le renforcement des dépenses primaires proviendrait de la consolidation des dépenses de fonctionnement et des dépenses en capital, nonobstant le repli des autres dépenses primaires. Celui du règlement des intérêts de la dette publique serait dû aux perspectives d’accroissement du paiement des intérêts sur la dette extérieure, malgré la diminution attendue du règlement des intérêts sur la dette intérieure.
La hausse des dépenses de fonctionnement découlerait du raffermissement des dépenses en biens et services et des dépenses de transfert, en dépit de la maîtrise des dépenses du personnel.
Ainsi, le poids des dépenses de fonctionnement dans le PIB gagnerait 1,2 point pour s’établir à 12,4%. Toutefois, les efforts à entreprendre pour maîtriser les dépenses en personnel permettraient au ratio masse salariale rapportée aux recettes fiscales de perdre 22,7 points pour se situer à 50,6%.
Les dépenses en capital, quant à elles, se renforceraient suite à l’accroissement conjoint des financements sur ressources propres et sur ressources extérieures. Par conséquent, en pourcentage du PIB, les dépenses publiques seraient sensiblement plus financées sur ressources propres que sur ressources extérieures. La part des autres dépenses primaires dans le PIB baisserait de 1,0 point à 1,8%. Celle des intérêts de la dette publique accroîtrait de 0,2 point du PIB.




























