Après quelques années de brouilles, les relations entre la République du Congo et le Fonds monétaire international (FMI) sont revenues à la normale.
Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Roland Kpodar a séjourné à Brazzaville du 23 octobre au 2 novembre 2023 pour mener des discussions dans le cadre de la quatrième revue du programme des autorités soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) approuvé par le Conseil d’Administration du FMI le 21 janvier 2022.
À l’issue de la mission, l’équipe du FMI a fait une mise au point. Dans son rapport elle s’est félicitée de l’engagement renouvelé des autorités à mettre en œuvre les politiques nécessaires pour préserver la stabilité macroéconomique, promouvoir une croissance durable et inclusive, assurer la viabilité budgétaire, et mettre en place une gestion durable de la dette.
Selon le FMI, la croissance économique devrait atteindre 4 % en 2023. La production dans le secteur pétrolier a augmenté au cours du premier semestre après trois années de contraction, grâce à l’entrée en production d’un nouveau champ pétrolier, une tendance à la hausse des investissements et la résolution de problèmes techniques qui entravaient la production.
S’agissant de l’investissement privé et la consommation, la délégation a noté une reprise progressive portée par une performance robuste du secteur agricole, de l’industrie alimentaire, des constructions et des services. La croissance économique, portée principalement par le secteur non pétrolier, devrait se renforcer pour atteindre une moyenne de 4 % à moyen terme.
Le Fonds a également souligné ses avancées notables ont été réalisées au cours de la mission dans les échanges sur les mesures politiques visant à favoriser la consolidation budgétaire et à faire progresser les réformes structurelles clés.
Au rang des priorités figure la création d’espace budgétaire : en stimulant la mobilisation des recettes intérieures au moyen de la rationalisation des exonérations fiscales ; en accordant la priorité aux dépenses sociales essentielles et à l’investissement dans les infrastructures clés ; et en rationalisant les subventions accordées au secteur de l’énergie, accompagné de mesures sociales d’atténuation en faveur des populations les plus vulnérables.
Toutefois, des efforts soutenus sont aussi nécessaires pour renforcer la mise en œuvre des réformes structurelles afin de renforcer la gestion des investissements publics, améliorer la gouvernance, et assainir les finances publiques. Ceci, afin d’ancrer durablement la consolidation budgétaire, réorienter les dépenses vers les besoins sociaux et les infrastructures essentielles, maintenir la dette publique à des niveaux viables, et ainsi jeter des bases solides pour une économie plus forte et plus diversifiée.



















