Après le tour du propriétaire des différentes administrations placées sous sa tutelle, le ministre de l’Economie et des Participations, Mays Mouissi est allé faire le point au chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema, ce 21 septembre 2023.
De cette audience, on retient que la principale équation à résoudre est celle trouver le carburant de la transition, afin de matérialiser, le plus rapidement possible, la feuille de route définie par les plus hautes autorités. Laquelle feuille vise l’essor d’un nouveau dynamisme, empreint de pragmatisme dans l’ensemble des administrations.
La mobilisation accrue des ressources financières
La donne est donc loin d’être aisée. Mays Mouissi en est conscient. Raison pour laquelle, il a inscrit la mobilisation des recettes au rang de ses principales priorités. Il s’agit, selon lui, « d’une nécessité absolue pour tous, de tout mettre en œuvre, chacun à son niveau, pour atteindre, voire dépasser, les objectifs que les plus hautes autorités ont assigné au ministère de l’Economie et des Participations ».
Autrement dit, « Nous travaillons sur la mobilisation de recettes l’idée de faire en sorte que l’État collecte beaucoup plus de recettes beaucoup plus d’argent, dans l’objectif de financer la transition aussi bien les réformes institutionnelles que tous les projets de développement que le président en temps conduire ainsi que les projets sociaux. Nous utilisons tous les moyens dont nous disposons, notamment au niveau des douanes, des impôts et des autres directions du ministère et les bailleurs de fonds pour atteindre ses objectifs et apporter des résultats probants », a-t-il renseigné.
Un message qui concerne directement le personnel des administrations des impôts et de la douane, principales mamelles financière de l’Etat. Et dont « Les objectifs assignés sont celles d’une amélioration significative du niveau de collecte des recettes publiques, la modernisation de l’administration, le devoir d’exemplarité pour tous», a-t-il déclaré. Non sans « brandir des sanctions sévères aux travailleurs à la gestion peu orthodoxe ».
Ce sont ces différents leviers qu’il a présenté au président de la Transition, le général Brice Clotaire Oligui Nguema. Qui, en retour, lui a donné son blanc-seing, en lui assignant de prendre les mesures nécessaires pour rapidement mettre en œuvre les actions principales annoncées par le CTRI.
La priorisation des chantiers
L’approche du nouveau patron de l’économie gabonaise repose également sur le principe des priorités. « Le gouvernement de transition s’attèle à régler les différents points par ordre de priorité. Nous avons trouvé un pays avec un certain nombre de difficultés. Donc, il y a plusieurs chantiers que nous sommes en train de lancer. Il s’agit de les prioriser en commençant à régler le plus important, et de descendre au fur et à mesure », a rappelé le ministre Mays Mouissi.
Comme on peut le constater, la tâche du nouveau patron de l’économie est bien loin d’être une sinécure mais pas insurmontable. Surtout dans un système où des pratiques peu orthodoxes à la limite même exécrables ont fini avec le temps, par s’ériger en normes. Mais en fin connaisseur des arcanes économiques, il y a tout de même lieu de miser sur l’optimisme, avec l’énergie que dégage le nouveau ministre de l’Economie.



















