Le nouveau cadre de partenariat avec la Banque mondiale au Gabon repose sur quatre piliers. Il vise principalement l’amélioration des services publics pour beaucoup plus d’efficacité, de meilleure qualité et d’amélioration de la redevabilité ainsi que la transparence du secteur public.
Renforcement du système de prestation de services publics
Ce chantier constitue le premier axe du nouveau cadre de partenariat avec la Banque mondiale. En effet, le Gabon a accompli des progrès considérables en matière de transformation numérique et de connectivité haut-débit. Pour améliorer la prestation de services, la Banque mondiale appuiera la numérisation de services publics essentiels à travers le projet Digital Gabon. L’objectif est de fournir des services publics plus efficaces et de meilleure qualité, et d’améliorer la redevabilité et la transparence du secteur public.
Amélioration de l’accès aux services sociaux
Il va nécessiter avec des investissements accrus visent à accroître l’accès à l’électricité, l’eau et l’assainissement dans les quartiers mal desservis et à étendre la protection sociale aux plus vulnérables. Il s’agit aussi de mettre en place, des systèmes de filets sociaux bien conçus et ciblés, pour réduire le chômage et améliorer la productivité du travail.
Développement d’infrastructures urbaines résilientes
Avec un taux d’urbanisation parmi les plus élevés d’Afrique, le Gabon doit promouvoir un développement urbain intégré. La Banque mondiale appuie le gouvernement et les partenaires locaux pour améliorer la planification urbaine, les routes et le transport local, et élargir l’accès à des infrastructures plus vertes et résilientes dans les quartiers mal desservis.
Augmentation de l’investissement privé dans les secteurs non-pétroliers
Pour diversifier l’économie et améliorer le climat des investissements, la Banque mondiale s’associe à l’IFC et à MIGA pour promouvoir l’emploi bleu et vert dans des secteurs clés tels que la pêche, la foresterie et l’écotourisme. Cela implique notamment de poursuivre le soutien au projet hydroélectrique de Kinguele Aval et la modernisation du réseau ferré Transgabonais.
Il convient toutefois de noter que l’institution onusienne finance six projets d’envergure qui sont en cours d’exécution dans le pays. On évoque par exemple l’environnement et ressources naturelles tel que celui Projet de la Gestion de la faune et des conflits Hommes-Eléphants (GéFACHE) à hauteur de 5,4 milliards de FCFA
A cela s’ajoutent les projet e-Gabon pour un montant de 33,6 milliards de FCFA ; Digital Gabon à hauteur de 41 milliards de FCFA. L’énergie et les industries extractives reçoivent elles aussi 36 milliards de FCFA, dans le cadre du Projet d’accès aux services de base en milieu rural et le projet de développement des capacités. Le secteur de l’éducation avec le projet de développement de compétences et de l’employabilité bénéficie de 37, 8 milliards de FCFA.
La Banque mondial intervient également dans la lutte contre la pauvreté et l’implémentation de l’équité. Notamment, à travers le projet de développement de la statistique pour un montant de 30 milliards de FCA. La santé constitue un autre secteur qui reçoive l’appui de la Banque mondiale. L’institution de Bretton Woods finance à cet effet le projet de Préparation et de riposte stratégiques au COVID-19 (PPRS) du Gabon ç hauteur de 12,6 milliards de FCFA
Depuis 1963, le Groupe de la Banque mondiale s’est engagé auprès du Gabon pour promouvoir un développement vert et résilient pour toute la population. Son action couvre une large gamme d’interventions allant des produits financiers, aux services d’analyse et de conseil en passant par sa capacité à travailler avec différentes parties prenantes.
Dans l’ensemble, le portefeuille de la Banque mondiale au Gabon compte sept projets ainsi que deux projets régionaux, pour un engagement total d’environ 196 milliards de FCFA, soir près de 327 millions de dollars. Dans ce droit fil, le portefeuille des engagements de la Société financière internationale (IFC) dépasse 107 millions de dollars. Tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) appuie trois projets d’un encours brut total d’environ 58 millions de dollars.
Pour tous ces engagements, Aissatou Diallo, représentante résidente de la Banque mondiale pour le Gabon ne cache pas son optimisme pour l’avenir. « Ensemble avec toutes les parties prenantes, le Groupe de la Banque mondiale s’engage à promouvoir une croissance durable, résiliente et inclusive qui profitera à la population gabonaise dans les années à venir. » déclare-t-elle.



















