Près d’une douzaine de pays, dont le Gabon ont entamé des discussions ce 02 juin 2023 en vue de l’établissement de liens plus étroits avec le bloc des principales économies émergentes des BRICS, réuni a la faveur d’un sommet qui se tient jusqu’au 03 juin 2023 au Cap en Afrique du Sud, pour préparer le prochain sommet des chefs d’État et relancer les ambitions du groupe et se positionner en tant que contrepoids à l’occident., renseigne le média financier français, Zonebourse.
L’intérêt manifesté par le Gabon pour cette organisation, témoigne à suffisance de la place de choix qu’occupe désormais la diplomatie économique dans l’échiquier politique du pays. Une occasion plus qu’idoine donc pour dans la mesure où les BRICS envisagent d’élargir leur composition.
Autrefois considérés comme une association souple d’économies émergentes disparates, les BRICS ont pris une forme plus concrète ces dernières années, sous l’impulsion de la Chine dans un premier temps et, depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022, sous l’impulsion de la Russie.
Dans son allocution d’ouverture des discussions, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Naledi Pandor, a parlé du bloc comme d’un champion du monde en développement, qui, selon elle, a été abandonné par les États riches et les institutions mondiales lors de la pandémie de grippe aviaire de 19 ans. « Le monde a failli dans sa coopération. Les pays développés n’ont jamais respecté leurs engagements envers le monde en développement et tentent de transférer toute la responsabilité au Sud », a-t-elle déclaré.
Outre le Gabon, l’Iran, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Cuba, la République démocratique du Congo, les Comores et le Kazakhstan ont tous envoyé des représentants au Cap pour ces discussions dites des « Amis des BRICS ». Tandis que l’Égypte, l’Argentine, le Bangladesh, la Guinée-Bissau et l’Indonésie y participent virtuellement.
Selon certains observateurs, « Cette nouvelle dynamique reflète la vision de la Chine, poids lourd des BRICS, qui a déclaré l’année dernière qu’elle souhaitait que le bloc lance un processus d’admission de nouveaux membres. D’autres membres ont suivi cette voie en indiquant qu‘ils souhaitent voir d’autres pays rejoindre le club ».
Les grandes puissances émergentes actuelles
Formé du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud, avec une contribution atteignant les 31,5% du produit intérieur brut (PIB) mondial en 2023 contre 30,7% pour le G7, les BRICS sont considérés comme les grandes puissances émergentes actuelles.
Un concurrent économique de poids
En 2014, les BRICS ont lancé leur propre banque de développement pour contrecarré l’actuelle système financier mondiale établit après la seconde guerre mondiale par les accords de Bretton Woods. Le géant économique exige depuis plusieurs années un rôle plus important dans les organes de gouvernance mondiale et le passage à un ordre multipolaire.
Malgré une économie cumulé représentant près de 31,5% du PIB mondial et une démographie de 3,2 milliards d’habitants, le groupe ne dispose que de 15% des droits de vote à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international. Toutefois l’ajout potentiel de membres parmi les nouvelles demandes pourrait indéniablement remodeler le paysage économique mondial et intrinsèquement changer la dynamique du groupe.
Pour rappel BRICS est un acronyme pour désigner un groupe de cinq pays qui se réunissent depuis 2011, en sommets annuels : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud (en anglais : Brazil, Russia, India, China, South Africa).



















