Selon le FMI, la croissance économique devrait augmenter légèrement à 4 %, tandis que l’inflation devrait se modérer, passant de 7,3 % en glissement annuel à fin 2022 à 5,9 % à fin 2023. Les autorités préparent une loi de finances rectificative pour 2023 et ont exprimé leur engagement continu à maintenir la stabilité macroéconomique et à réduire davantage le déficit budgétaire global à 1 % du PIB et le déficit budgétaire primaire non pétrolier à 2,4 % du PIB en 2023.
La réalisation des objectifs de la stratégie nationale de développement pour 2020-30 (SND30) nécessite une expansion substantielle de l’espace budgétaire pour les dépenses prioritaires, en particulier les infrastructures, tout en maintenant la viabilité de la dette, fait observer l’institution.
Pour atteindre ces objectifs, le FMI préconise que les autorités reconnaissent la nécessité de mobiliser davantage les recettes non pétrolières, de mieux cibler les dépenses prioritaires, et d’améliorer l’efficacité des dépenses. Dans ce cadre, les autorités mettent en œuvre des mesures pour mobiliser les recettes intérieures non pétrolières et élargir l’assiette fiscale à la suite de l’étude diagnostique de la politique fiscale.
Le FMI souligne également que la mise en œuvre des recommandations du suivi de l’évaluation de la gestion des investissements publics (PIMA) de 2020 et de l’examen en cours des dépenses publiques et de la responsabilité financière (PEFA) contribuera à améliorer l’efficacité des dépenses publiques.
Pour le Fonds, atteindre les objectifs de la SND30 nécessite également une forte accélération du rythme des réformes pour accompagner une transformation structurelle profonde de l’économie. Cela implique un effort concerté pour améliorer le climat des affaires pour le secteur privé et pour soutenir une croissance inclusive et résiliente. La mission s’est félicitée des mesures visant à renforcer la gestion des finances publiques.
Un budget crédible et une exécution disciplinée de celui-ci aideraient à éviter l’accumulation d’obligations intérieures impayées et favoriseraient l’achèvement dans les délais des grands projets d’infrastructure, en particulier dans les secteurs des transports et de l’énergie.
La mission s’est également félicitée des mesures de renforcement de la performance et de la gestion financière des entreprises publiques et du projet de réhabilitation de la SONARA. La mission a également salué le lancement de la stratégie d’inclusion financière et les récentes mesures de renforcement de la gouvernance, notamment le lancement d’un large diagnostic de la gouvernance économique et les plans de renforcement de la Chambre des Comptes de la Cour Suprême.
Avec le FMI



















