Le programme s’appuie sur le programme postpandémie mis en place par le pays pour stimuler la croissance économique, qui vise à rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette en mettant en œuvre des réformes de grande envergure qui renforcent la résilience et posent les bases d’une croissance plus forte et plus inclusive.
La décision du conseil d’administration permettra de décaisser immédiatement l’équivalent de 451,4 millions de DTS (soit environ 600 millions de dollars) en faveur du Ghana.
Les grands chocs extérieurs de ces dernières années ont exacerbé les vulnérabilités existantes du Ghana liées à son budget et à sa dette. Le pays a ainsi perdu l’accès au marché international et doit composer avec un financement intérieur de plus en plus restreint ainsi qu’avec une dépendance au financement monétaire du budget.
La diminution des réserves internationales, la dépréciation du Cedi, la hausse de l’inflation et la détérioration de la confiance des investisseurs nationaux ont fini par déclencher une crise profonde. Les autorités ont pris des mesures audacieuses pour surmonter ces difficultés majeures, notamment en accélérant le rééquilibrage des finances publiques.
Elles ont également lancé une restructuration complète de la dette pour faire face aux graves contraintes de financement et au problème de viabilité de la dette. Il sera essentiel de conclure en temps voulu des accords de restructuration de la dette avec les créanciers extérieurs pour réussir la mise en œuvre du nouvel accord au titre de la FEC.
Les principales politiques du programme des autorités prévoient entre autres un assainissement budgétaire précoce et de grande envergure pour ramener les finances publiques sur une trajectoire viable, auquel s’ajouteront des mesures pour protéger les personnes vulnérables.
Cet effort d’ajustement sera soutenu par des réformes structurelles ambitieuses dans plusieurs domaines : politique fiscale, administration des recettes et gestion des finances publiques.
Des mesures visant à remédier aux faiblesses des secteurs de l’énergie et du cacao seront aussi à l’ordre du jour. La mise en place de politiques monétaires suffisamment strictes et de taux de change flexibles contribuera à ramener l’inflation en deçà de 10 % et à reconstituer les réserves internationales. Le programme s’efforce également de préserver la stabilité financière et de stimuler l’investissement privé et la croissance.
Il aidera le Ghana à surmonter les défis immédiats en matière de politique et de financement, notamment grâce à son effet catalyseur favorisant la mobilisation de financements extérieurs auprès des partenaires pour le développement et la restructuration de la dette qui est en cours.



















