Pour l’exercice 2023, le Gabon a élaborée une stratégie d’endettement en tenant compte des objectifs de coût et de risque assignés par le gouvernement et à la nécessité, pour ce dernier, de pourvoir aux besoins de financement des investissements publics tout en s’assurant qu’il pourra faire face à ses autres obligations de paiement à court, moyen et long terme.
Ainsi, la stratégie d’endettement pour l’année 2023, s’inscrit dans un recours prudent à l’emprunt comme observé lors des trois dernières années. En effet, après une forte mobilisation de financements pour assurer la mise en œuvre du Plan d’accélération de la transformation (PAT) et la poursuite du Programme de relance économique (PRE), le Gouvernement, bien que devant faire face à un service de la dette important et à des besoins de financement significatifs pour relancer l’activité économique après la crise de la pandémie de la Covid-19, mais aussi afin de faire face à la crise liée à la guerre Ukrainienne, entend recourir à un emprunt répondant aux besoins de l’état.
L’objectif in fine de la présente stratégie, est de reconstituer, à moyen terme, des marges d’endettement permettant de rendre à nouveau possible l’usage de la dette dans un cadre contracyclique. De même, la poursuite de la réduction à l’exposition aux risques de marché, principalement les risques de taux de change et de taux d’intérêt, guidera l’orientation des nouveaux engagements extérieurs et intérieurs sur la période 2023-2025.
Aussi, la stratégie d’endettement public en 2023, se traduira par un recours important des financements auprès des partenaires traditionnels et de marché afin d’assurer les engagements incompressibles de l’Etat et la poursuite du Plan d’Accélération de la Transformation.
Ainsi, le montant total des prêts projets en 2023 sera de 97,4 milliards FCFA. Ces financements proviendront de la Banque mondiale (BIRD) pour un montant de 19,5 milliards FCFA, de la Banque africaine de développement (BAD), à hauteur de 27,3 milliards FCFA de l’Agence française de développement (AFD) pour 18,6 milliards FCFA, de EximBank China pour un montant de 2,7 milliards FCFA, de la Banque Islamique de Développement (BID) pour 4,5 milliards FCFA, et du Fonds international de développement agricole (FIDA) pour 0,7 milliard FCFA, et auprès de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) pour 24,0 milliards FCFA.
Les prêts programmes s’estiment à 55,8 milliards FCFA. Ils seront mobilisés auprès de la BAD à hauteur de 32,8 milliards FCFA et de l’AFD pour un montant de 23,0 milliards FCFA. Les émissions obligataires seront quant à elles mobilisées sur le marché international et régional pour respectivement 327,5 milliards FCFA et 450,0 milliards FCFA.
Avec le ministère du Budget et des Comptes publics



















