La ministre de l’Economie et de la Relance, Nicole Jeanine Lydie Roboty, épouse Mbou séjourne actuellement à Washington DC aux États-Unis dans la cadre des réunions de printemps 2023 du Fonds monétaire international (FMI) et du Groupe de la Banque mondiale. Il est bien évident que son agenda à ces rencontres ne sera pas une sinécure.
En effet, le programme de la patronne de l’économie gabonaise prévoit des échanges avec les responsables de ces deux institutions de Bretton Woods. Dans ce cadre, le 12 avril dernier, elle s’est entretenue avec l’équipe pays du FMI. Selon les notes du ministère, les échanges ont essentiellement porté sur la suite du programme soutenu par le mécanisme élargi de crédit du FMI, notamment la conclusion de la troisième revue.
L’on renseigne également que les deux parties sont d’accord sur la nécessité de poursuivre leur coopération. Occasion, pour le membre du gouvernement de rappeler les efforts que font les autorités gabonaises dans l’assainissement des finances publiques sans nuire à la croissance. L’objectif dans ce sens, étant de s’employer de manière résolue, à accroître les recettes non pétrolières et à maîtriser les dépenses non prioritaires, tout en protégeant les dépenses sociales et l’investissement.
Quid du programme avec le FMI ?
C’est le 28 juillet 2021, que le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord élargi de trois ans, au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) en faveur du Gabon pour un montant de 388,8 millions de DTS (environ 553.2 millions de dollars américains), soit 180% de la quote-part du Gabon. Ce nouveau programme avait pour objectifs de face à la crise de la pandémie de Covid-19 et de soutenir la mise en œuvre de la stratégie de relance économique 2021–2023 des autorités. L’approbation de cet appui budgétaire avait entrainé un décaissement immédiat d’environ 115.25 millions de dollars américains pour l’appui budgétaire.
Le 27 juin 2022, les deux premières revues de cet accord ont été achevées. Ce qui ouvrait la voie à un décaissement de 116,1 millions de DTS (155,29 millions de dollars américain). Ce qui portait le décaissement total à 197,1 millions de DTS (environ 263,63 millions de dollars américain).
Il convient tout de même de noter que la première revue, initialement prévue pour décembre 2021, avait été reportée, afin d’accorder un délai supplémentaire aux autorités pour la mise en œuvre du programme de réformes structurelles. Les progrès enregistrés, en lien avec la mise en œuvre des repères structurels essentiels, notamment dans le domaine de la gouvernance, la disponibilité des données pour la deuxième revue et les performances cumulées ont constitué une base crédible pour combiner ces deux premières revues.
Des zones d’ombre
Le programme du Fonds monétaire international avec le Gabon ne serrait pas sur de bons rails, à en croire, l’agence de notation, Fitch Ratings. Dans sa récente notation sur le Gabon, elle renseigne que, « Malgré un environnement de prix du pétrole favorable, les problèmes de gestion de trésorerie persistent et ont conduit à une nouvelle accumulation d’arriérés extérieurs (39 milliards de FCFA ; 0,3 % du PIB) en 2022 ».
De plus, ajoute l’agence, « le Gabon n’a pas respecté les délais fixés pour certains de ses engagements au titre du Mécanisme élargi de crédit du FMI ». Conséquences, le pays n’a pas réussi à obtenir les financements budgétés (0,7 % du PIB) de la Banque africaine de développement (BAD) et du FMI. « Ce qui a retardé la troisième revue. En dépit de cela, des négociations sont toujours en cours entre le gouvernement et le FMI dans le cadre de la Loi de finances rectificative 2023. », avait conclu l’agence.



















