En effet, l’économie mondiale continuerait de subir les effets des chocs observés au cours de l’année 2022, à l’instar du conflit russo-ukrainien en perturbant les marchés de l’énergie et des matières premières alimentaires. En revanche, la levée totale des mesures de restriction sanitaire en Chine incite à plus d’optimisme dès 2023, en raison de la reprise des échanges commerciaux, intellectuels et culturels avec le reste du monde.
L’activité économique de la sous-région ferait preuve de résilience à moyen terme, malgré de multiples vents contraires. A l’instar du contexte des trois dernières années, l’économie mondiale continuerait d’être impactée par de possibles nouvelles perturbations des chaînes d’approvisionnement, des conséquences de la guerre en Ukraine, la succession des nouveaux durcissements monétaires, l’augmentation de la dette publique et les dégâts résultants du changement climatique.
De surcroit, les problèmes sécuritaires dans la Sous-région et la faible capacité d’absorption des ressources d’emprunts projets dans certains pays viendraient exacerber ces vents contraires. Pour faire face à ces contraintes, les Etats de la CEMAC prévoient d’accélérer les projets structurants dans les grands secteurs de croissance à savoir, le transport, l’agriculture et l’énergie ; conçus soit avec l’appui du PREF-CEMAC, soit dans le cadre des réformes économiques et financières avec le FMI.
C’est dans ce cadre que le PREF-CEMAC lancera un deuxième programme des projets intégrateurs prioritaires pour la période 2023-2028, avec pour ambition de renforcer les échanges intracommunautaires et tirer davantage profit de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAf).
En dépit de ces signaux contradictoires, les projections des services de la BEAC tablent sur un impact net globalement positif. Ainsi, la croissance de l’activité économique de la CEMAC resterait modérée comme en 2021 et 2022, avec une progression moyenne du PIB réel autour de 3,0 % sur la période 2024-2026, en lien avec secteur privé non pétrolier dynamique.
Compte tenu de ce qui précède et des incertitudes liées au contexte macroéconomique de la Sous-région et de l’environnement international, le graphique ci-dessous présente les intervalles de prévision à moyen terme de l’activité en glissement annuel dans la CEMAC. Il en ressort globalement que sur la période juin 2023-decembre 2025, il y a environ 52,3 % de chances que le taux de croissance trimestriel de l’activité économique de la CEMAC évolue dans un corridor compris entre 1,3 % et 4,2 % en glissement annuel.



















