Dans son Rapport sur la politique monétaire, la BEAC révèle qu’en suivant l’optique de l’offre, le secteur pétrolier a profité des cours mondiaux favorables du brut sur l’ensemble de l’année pour rehausser sensiblement son niveau d’activité, avec une croissance de 0,7 % en 2022, contre -7,2 % en 2021.
La croissance non pétrolière a été à l’inverse moins importante qu’en 2021, avec un taux de 3,4 % en 2022, contre 3,9 % un an plus tôt. Selon les contributions par secteur d’activités, le tertiaire a trôné en tête avec une contribution à hauteur de 1,6 point, en lien avec une bonne tenue des services marchands.
Le secteur primaire a ainsi renforcé son apport à la croissance de 0,5 point, contre -1,2 point en 2021, grâce à un regain de performances des industries extractives ainsi que des activités agropastorales. En effet, l’amélioration de la productivité de certains champs pétroliers, ainsi que le dynamisme dans l’extraction de minerais ont soutenu l’activité dans la sous-région au cours de l’année 2022.
L’apport du secteur secondaire à la croissance a légèrement baissé, avec une contribution de 0,3 point en 2022, attribuable principalement à la progression des BTP et des industries manufacturières.
Du côté de la demande, la demande intérieure brute a moins contribué à la croissance de la CEMAC en 2022, bien que constituant toujours le principal moteur de la croissance réelle dans la sous-région, pour une contribution de 3,1 points, contre 7,4 points en 2021, en liaison avec une modération de la dynamique de la consommation privée (3,4 points en 2022, contre 4,0 points en 2021) et une baisse de la contribution de la consommation publique et des investissements bruts (-0,4 point et 0,3 point respectivement).
Cet essoufflement de la demande intérieure s’est accompagné d’un recul des importations qui, conjointement à l’accroissement des exportations, a rehaussé la contribution des exportations nettes à la croissance (-0,2 point en 2022, contre -5,6 points un an plus tôt).



















