Les perspectives macroéconomiques à court terme sont rassurantes. Selon la BEAC, l’économie de la CEMAC devrait globalement enregistrer une amélioration de l’activité au premier trimestre 2023 en comparaison aux performances du début 2022, bien qu’elle doive être moins vigoureuse qu’au quatrième trimestre 2022.
Ainsi, les estimations pour le premier trimestre 2023, en glissement annuel, tablent sur une hausse moins importante de l’ICAE de la CEMAC à 4,3 % (contre 6,5 % un an plus tôt). En glissement trimestriel, l’ICAE devrait enregistrer un recul de 0,1 % au premier trimestre 2023, contre +0,4 % un trimestre plus tôt.
Pour toute l’année 2023, les prévisions des services de la BEAC rapportent sur : une croissance économique qui reviendrait de 2,9 % en 2022 à 2,7 % en 2023, portée principalement par la croissance non pétrolière (3,3 % en 2023 contre 3,4 % un an plus tôt), une accélération des pressions inflationnistes à 6,4 % en 2023, contre 5,6 % un an plus tôt, un excédent du solde budgétaire global, dons compris en léger repli, de +2,5 % du PIB en 2022 à + 1,9 % du PIB un an plus tard, et une dégradation de celui du compte courant qui se contracterait à +0,9 % du PIB en 2023 après +7,4 % en 2022.
Sur le plan de la monnaie, la masse monétaire augmenterait de 9,9 % tandis que les avoirs extérieurs nets bondiraient de 25,0 %. S’agissant des réserves de change, elles progresseraient de 11,5 % pour s’établir à 7 6391,9 milliards de FCFA à fin 2023, soit un taux de couverture extérieure de la monnaie qui équivaudrait à 77,0 % contre 73,1 % en décembre 2022. Au total, le niveau des réserves en mois d’importations de biens et services augmenterait à 4,9 en 2023 contre 3,9 en 2022.



















