A cours de cette réunion, l’institution communautaire a pris acte de la mise en œuvre de plusieurs résolutions et décisions adoptées lors de ses précédentes sessions. Analysant l’état de la conjoncture économique et financière des Etats membres de la CEMAC en 2022 ainsi que les perspectives pour 2023, le Comité ministériel a noté une certaine résilience du secteur réel dans la sous-région, nonobstant un contexte économique international préoccupant.
Il a ainsi relevé que la persistance des pressions inflationnistes constitue la principale incertitude qui pèse sur les perspectives macroéconomiques de la sous-région pour l’année 2023.
Dans le domaine des relations des Etats avec les partenaires techniques et financiers, il a insisté sur la nécessité d’accorder une attention particulière à la mise en œuvre des prérequis nécessaires à la validation des revues restantes et à la finalisation des accords financiers avec l’ensemble des pays de la sous-région, conformément aux orientations retenues dans la stratégie communautaire de sortie de crise.
Ensuite, le Comité ministériel a ratifié les comptes annuels de la Banque, arrêtés au 31 décembre 2022, qui font ressortir un total du bilan de 11 917, 1 milliards de FCFA et un résultat net de l’exercice de 114 milliards de FCFA.
Après avoir salué l’œuvre abattue par son prédécesseur dans le contexte de la double crise économique et sanitaire, il a placé son mandat sous le signe de la continuité. « Nous ne pouvons que nous féliciter de la résilience de nos économies dans ce contexte difficile. En effet, la croissance économique reprend lentement mais sûrement, notre position extérieure s’est fortement consolidée et notre système bancaire est demeuré résilient », a-t-il déclaré.
Faut-il le rappeler, l’organe avait également examiné la conjoncture économique et financière des Etats membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) en 2022, la situation des réserves de change, le rapatriement des devises et les perspectives au titre de l’année 2023.
Il avait été reconnu que la conjoncture économique des pays de la sous-région était marquée par un redressement progressif et une restauration des équilibres, notamment la consolidation des finances publiques et le renforcement des réserves de change. L’on avait également retenu que l’inflation était due en partie, à la crise entre la Russie et l’Ukraine.
« Cette évolution traduit la mise en œuvre de réformes aussi bien au niveau de la sous-région que de chaque pays… Nous devons encore une fois poursuivre nos efforts. Les défis sont immenses et chacun le sait ; nos économies sont faiblement diversifiées et demeurent vulnérables face aux chocs externes et internes, les échanges intracommunautaires restent faibles, la vie chère et l’insécurité alimentaire menacent nos populations », a fait observer Jean-Baptiste Ondaye.



















