La Camerounaise Jacqueline Adiaba va désormais présider aux destinées de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF). Agée de 56 ans, Jacqueline Nkembe épouse Adiaba est banquière chevronnée.
Elle roule sa bosse depuis 2002 au sein des institutions communautaires, année à laquelle, elle rejoint l’ex-Douala Stock Exchange (DSX) dont elle a occupé la tête de la direction des marchés, avant de rejoindre la Cosumaf au moment de la fusion des places boursières de Libreville (Gabon) et de Douala (Cameroun) en 2019, renseignent, nos confrères du site Ecomatin.
Il convient également de noter que la nouvelle promue devient la première femme à occuper ces fonctions depuis la création de la Cosumaf, en 2001. Elle remplace le Tchadien Nagoum Yagassoum.
Jacqueline Adiaba est économiste-financière de formation, titulaire d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en monnaie, banque et finance et d’une maîtrise en économie internationale obtenus à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Son parcours académique a été enrichi par un diplôme d’études supérieures de l’Institut technique bancaire de Paris et de multiples formations dans les domaines de la finance, des marchés financiers et de la régulation. Sur le plan professionnel son entourage la présente comme une dirigeante « discrète et efficace » et qui sait imprimer sa marque dans les institutions où elle exerce.
Elle compte une trentaine d’années d’expérience dans des fonctions de directeur des grandes entreprises et institutions dans les secteurs de la banque, notamment Société générale Cameroun (SGC) qu’elle quitte en 2002.
Ancien directeur du marché, des acteurs et des systèmes d’informations, elle a pendant longtemps été chargée de la réglementation du marché, la gestion quotidienne des séances de cotation, la gestion des introductions en bourse et la diffusion de l’information financière à la DSX.
Passée par le poste de directeur de cabinet au sein de la Cosumaf, ses performances ont permis à cette institution financière spécialisée de la Cemac d’accroître significativement la structuration du marché financier sous-régional, ainsi que la surveillance des organismes des marchés sous tutelle.
Le dynamisme de Jacqueline Adiaba, sa rigueur et sa recherche de l’efficacité sont des atouts essentiels pour piloter avec célérité l’accélération des jalons posés post-fusion, pendant les cinq prochaines années de son mandat de présidente de la Cosumaf.
Elle devra poursuivre les chantiers entamés jusque-là, notamment le parachèvement du corpus règlementaire qui organise le fonctionnement des différents produits et entités acceptés dans l’écosystème du marché financier régional. Le plus urgent est sans doute l’élaboration du règlement général du marché financier pour lequel la Cosumaf a récemment lancé une consultation publique.



















