L’édition 2023 du rapport de Banque mondiale en matière de réformes en faveur de l’égalité entre les genres est clairement dithyrambique envers le Gabon et la Côte d’Ivoire. Cela, grâce aux réformes engagées par les deux pays sur l’approche genre. Les deux pays ont mis en œuvre, quatre réformes au cours de l’année passée, augmentant respectivement leur score indiciel de 82,5 à 95 et de 83,1 à 95.
Dans le cas du Gabon, le pays a atteint un score de 100 dans le domaine des salaires en exigeant une rémunération égale pour un travail de même valeur et en éliminant toutes les restrictions touchant l’emploi des femmes. Les Gabonaises peuvent désormais travailler dans l’industrie et exercer des professions considérées comme dangereuses, au même titre que les hommes.
Grâce à ces réformes, des ONG telles que Malachie ont par exemple vu davantage de femmes se présenter pour rejoindre les programmes d’autonomisation et prendre en charge le travail sur le terrain.
Selon Pepecy Ogouliguende qui dirige Malachie, « L’accès à des emplois décents et à des ressources financières sont des priorités majeures pour atteindre l’objectif d’égalité homme-femme. Cette loi va davantage susciter l’intérêt des femmes et les rendre plus confiantes sur les réformes en cours. Elles se rendront compte que rien n’est laissé de côté pour une véritable inclusion. »
Pour sa part, la Côte d’Ivoire a atteint un score de 100 dans le domaine de l’entrepreneuriat en interdisant toute discrimination dans l’accès au crédit. Dans l’ensemble, en dépit de la lenteur des réformes à travers le monde, l’Afrique subsaharienne a accompli des progrès significatifs.
Les réformes entreprises dans la région représentaient plus de la moitié des réformes au niveau mondial en 2022, avec sept économies – le Bénin, la République du Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Malawi, le Sénégal et l’Ouganda – ayant introduit 18 changements juridiques positifs.
L’avenir du développement inclut l’égalité entre les genres
Ces interventions – et les hommes et les femmes à qui elles viennent en aide – contribuent à encourager un développement plus inclusif en s’attaquant aux réformes juridiques, barrières institutionnelles, et normes sociales qui empêchent les femmes et les filles de participer pleinement à la société. Ensemble, elles aident à combler l’écart en matière de revenus et d’opportunités économiques, réduire les violences basées sur le genre, et permettre aux femmes et aux filles de faire entendre leur voix et prendre leur destin en main.
Il ne s’agit cependant que d’un début pour mettre en place un avenir plus durable et inclusif en Afrique de l’Ouest et du Centre. La Banque mondiale prévoit d’intensifier son soutien aux pays afin d’accélérer les progrès en matière d’égalité des sexes. Et c’est le but du récent plan d’action régionale pour l’égalité des genres pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Dans le cadre de cette stratégie, la Banque mondiale œuvrera aux côtés des pays de la région pour identifier les domaines et les enjeux prioritaires apportant de réels changements, à l’échelle que méritent les femmes et les filles pour leur permettre d’atteindre leur plein potentiel.



















