Après une baisse de 12,5% des exportations en 2020, qui avait accompagné la forte récession (-3,8% de croissance), suivi d’une stagnation en 2021 (+0,75%), en lien avec la modeste reprise économique (hausse du PIB de 1,5% en 2021), les exportations françaises sont nettement reparties à la hausse en 2022, accompagnant le retour d’une croissance gabonaise plus soutenue (+2,7%), effaçant ainsi 7 ans de baisse quasi continue.
Nos exportations couvrent une très large gamme de besoins gabonais et sont donc bien diversifiées. La composition des exportations françaises vers le Gabon reste, elle, assez stable. En 2022, les principaux secteurs d’exportations étaient les mêmes que sur les dix dernières années : produits agricoles et des industries agroalimentaires (20%), biens d’équipement (Equipement mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique) (27% du total en 2022), biens intermédiaires (25%), et produits pharmaceutiques (10%).
L’année 2022 est marquée par une très forte augmentation des exportations de produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture dont la valeur a presque doublé sur cette période par rapport à 2021 (+89%). Cette hausse s’explique d’une part par un effet prix avec l’inflation sur les produits agricoles liée à la guerre en Ukraine, mais également un gain de part de marché, le Gabon important une partie de son blé de Russie et d’Ukraine avant la guerre.
Enfin, l’excellente image des produits français, très bien distribués au Gabon, profite tendanciellement de la hausse du niveau de vie. En outre, une forte croissance des exportations de machines industrielles et de produits métallurgiques est observée, conséquence de la relance de l’investissement au Gabon, notamment dans le secteur extractif.
Les exportations de matériel de transport sont également en forte hausse (+170%) pour atteindre 39,2millions d’euros, principalement en raison de la vente d’un ATR 72-600 neuf à la compagnie Afrijet, pour une valeur de 18,8 millions d’euros.
Enfin, les exportations de services, qui ont connu une forte baisse entre 2011 et 2015, poursuivent cette chute pour n’atteindre plus que 438 millions d’euros en 2021, en reprise toutefois par rapport à l’année 2020 (+5%), mais en baisse par rapport au niveau pré-pandémie de 2019 (-6%).



















