Dans sa récente revue sur le Gabon, l’agence de notation Fitch Ratings émet plutôt sur des perspectives favorables en matière de finances publiques. Surtout en ce qui concerne la dette publique.
Au Gabon, la dette publique reste sur trajectoire satisfaisante, renseigne Fitch Ratings. A preuve, en 2022, la dette publique est tombée à 54,9 % du PIB, contre 64,7 % en 2021. Cela, en raison d’une croissance nominale plus élevée du PIB. Les hypothèses de base d’excédents budgétaires et de croissance résiliente de Fitch indiquent même qu’elle tombera à 52,1 % du PIB en 2024 (légèrement en dessous de la prévision médiane « B » de 54,4 % du PIB pour 2024).
L’agence indique toutefois qu’une forte baisse des prix du pétrole pourrait modifier radicalement la trajectoire. Cela, dans l’hypothèse d’un prix du baril à l’équilibre d’environ 52 USD/b en 2024. Elle fait également observer une atténuation des risques de financement. Ainsi, les besoins de financement budgétaire sont passés de 9,5 % du PIB en 2021 à 4,3 % en 2022, en raison de l’excédent budgétaire et de la baisse des amortissements. Ils devraient représenter en moyenne 6,7 % du PIB en 2023-2024.
Au cours de cette année 2023, le Gabon attend également les troisième et quatrième décaissements du FMI, dans le cadre de son programme avec cette institution de Bretton Woods, équivalant à 0,6 % du PIB. Seulement, ils sont subordonnés au respect par le gouvernement des conditionnalités du Fonds. Les autorités prévoient également de recourir au financement intérieur pour environ 3,4 % du PIB.
A la la Direction générale de la Dette, l’on soutient que la stratégie d’endettement publique s’ancre davantage dans une dynamique de ralentissement du recours à l’emprunt. Mais pour donner un coup de fouet à l’activité économique, les autorités gabonaises entendent recourir à de nouveaux financements auprès des partenaires traditionnels et sur le marché financier régional. Seulement, les nouveaux emprunts extérieurs seront préférentiellement à termes semi-concessionnels, à taux de change et intérêt fixes.
D’ailleurs, la stratégie d’endettement 2022-2024 s’inscrit dans le soutien de l’activité économique marquée par les conséquences de la crise sanitaire de la Covid – 19 et du Plan d’accélération de la transformation (PAT).
Sur la période, l’ensemble des nouveaux engagements s’élèvera à 950,0 milliards de francs CFA sur la période 2022-2024, soit 300,0 milliards de francs de FCFA d’emprunts extérieurs et 650,0 milliards de francs CFA en ce qui concerne les emprunts intérieurs.



















