Selon le rapport de la mission, la croissance économique en 2023 dépendra des conditions de financement et de la poursuite des réformes, y compris les réformes du marché des hydrocarbures visant à améliorer l’approvisionnement sur l’ensemble du territoire. Néanmoins, les risques pesant sur les perspectives économiques restent élevés.
Ainsi, les perspectives de croissance ont été revues à la baisse et une quasi-stagnation est maintenant attendue en 2022, compte tenu de la hausse généralisée des coûts de production et d’importation dans un contexte d’enclavement, et du recul de la demande intérieure causée par le ralentissement des dépenses publiques.
L’exécution du budget en 2022 a été fortement perturbée par le ralentissement de l’activité économique et l’effondrement des recettes publiques, en particulier celles liées à la fiscalité des carburants. La prudence des autorités dans l’exécution des dépenses courantes et la sous-exécution du budget d’investissement ont permis de compenser en partie la contreperformance des recettes publiques et de contenir la hausse du déficit public.
La croissance économique en 2023 dépendra des conditions de financement et de la poursuite des réformes. Dans cette optique, le gouvernement est encouragé d’approfondir le dialogue avec la communauté internationale sur le financement concessionnel en 2023 et au-delà, afin de combler les besoins de financement extérieur et d’assurer la soutenabilité de la dette publique.
Des avancées dans ce dialogue ainsi que la poursuite des réformes, y compris les réformes visant à renforcer la gestion et la transparence des finances publiques et à améliorer la gouvernance ainsi que des réformes du marché des hydrocarbures, peuvent engendrer une reprise économique en 2023.
Les risques pesant sur les perspectives économiques restent néanmoins élevés, y compris une détérioration possible des termes de l’échange et l’aggravation de la situation sécuritaire.
Par ailleurs, la Loi de finances 2023 anticipe une stabilisation de la situation budgétaire et poursuit des efforts de mobilisation des recettes intérieures au travers de nouvelles mesures. La hausse des prix des carburants à la pompe devrait à la fois, permettre à l’Etat de retrouver des recettes fiscales afin d’assurer les dépenses publiques prioritaires mais aussi de rétablir un approvisionnement régulier et de qualité en carburants sur l’ensemble du territoire.
Pour boucler, le FMI entend mettre son expertise technique à la disposition des autorités centrafricaines pour réformer la structure des prix afin qu’elle soit plus flexible et protège mieux les populations les plus vulnérables touchées par les envolées des prix des hydrocarbures.



















