Selon la BEAC, le rebond observé au niveau de l’activité économique s’est maintenu au sein de la CEMAC au cours des six premiers mois de l’année 2022. Le taux de croissance du PIB réel est ainsi fixé à 3,2% contre 1,5% en 2021. Une trajectoire globalement suivie par l’offre de crédit.
Dans cette dynamique, le volume de nouveaux crédits accordés par les établissements de crédit s’est établi à 3 407,8 contre 3 057,6 milliards au premier semestre 2021 soit une hausse de 11,45% en glissement annuel. L’essentiel de cette offre demeure une fois encore le fait des banques commerciales qui octroient 99,1 % du volume total contre 0,9% par les établissements financiers.
Le flux moyen mensuel du crédit se situe à 518 milliards, avec un pic observé au mois de juin 2022 (626 milliards). La répartition des crédits par terme a laissé apparaitre une forte prépondérance des crédits à courte échéance.
Une répartition de ces volumes par maturité a ainsi révélé que 80,24 % des volumes ont été mis en place à court terme, 6,57 % à moyen terme et 13,18 % à long terme. La maturité moyenne des crédits à court terme se fixe ainsi à 12 mois portée par les mises en place des découverts généralement autorisés pour un an.
Les crédits à moyen terme ont présenté une maturité moyenne de 43,4 mois, tandis que pour les crédits à long terme, une maturité moyenne de 88,2 mois a été observé. Les grandes entreprises ont mobilisé une fois encore la majeure partie des concours avec 43,13 % (contre 58 % au semestre précédent) du volume total, suivies des particuliers (27,18 %), des PME (25,71 %), des autres personnes morales (0,01 %) et enfin des administrations publiques et collectivités décentralisées (3,97 %).
De manière comparative, l’on observe que le Cameroun a une fois de plus mobilisé l’essentiel des crédits mis en place dans la zone (42 %), suivi en cela du Gabon (20,82 %), puis du Congo (14,86 %).
S’agissant du coût des crédits accordés, le Congo a pratiqué les Taux Effectifs Globaux (16,72 %), les plus élevés suivis de la RCA (14,34%) et de la Guinée Equatoriale (12,17%) et de la République Centrafricaine (10,16 %). Le spread entre les taux nominaux et les taux globaux peut ainsi être apprécié pour les différents pays à travers le graphique suivant.



















