Dans le cadre du dialogue public – privé, la ministre du Budget et des Comptes publics, Edith Ekiri Mounombi ép. Oyouomi a reçu, ce 27 décembre 2022, une délégation de la Fédération des entreprises du Gabon (FEG), conduite par son président, Henri-Claude Oyima.
Les échanges entre le membre du gouvernement et ses hôtes ont essentiellement porté sur trois principaux sujets : la priorisation des entreprises gabonaise dans l’attribution des marchés publics, la mise en place d’un nouveau Club de Libreville en vue du règlement de la dette intérieure et enfin, la révision du mécanisme de la journée comptable afin d’améliorer l’exécution du budget.
Après avoir abordé toutes ces préoccupations avec Mme la ministre, la délégation de la FEG n’a pas caché son optimisme, au regard de la disposition affichée par la ministre, afin de trouver des solutions à toutes ces équations.
Au regard donc du caractère franc et sans tabous de ces échanges, la sempiternelle question de l’accès des entreprises locales aux marchés publics pourrait trouver une évolution. « Au cours de nos échanges avec madame la ministre du Budget, nous lui avons fait part de notre souhait de ce que la préférence nationale soit de mise dans l’accès aux marchés publics afin que les entreprises gabonaises deviennent des acteurs de la construction de leur pays. De même, qu’il y ait un traitement équitable dans le traitement de la dette extérieure et intérieure. Que la dette extérieure ne soit pas toujours privilégiée au détriment de la dette intérieure, lorsque ce sont les entreprises nationales qui créent la richesse permettant de payer ces dettes–là », a indiqué Henri-Claude Oyima.
Il en est de même de la restauration de la Journée comptable. A propos, la FEG a aussi reçu l’assurance nécessaire du ministre du Budget et des Comptes publics. Selon Henry Claude Oyima, « cette journée comptable est un élément d’équité, de transparence qui permet de redonner confiance à l’État, et de gagner la confiance des opérateurs économiques ».
Au sujet du règlement de la dette intérieure, l’autre « patate chaude », Henri-Claude Oyima a également apprécié la volonté affichée par Mme Edith Ekiri Mounombi ép. Oyouomi de trouver une issue au dossier. « Madame la ministre nous a donné toutes les assurances nécessaires pour le lancement en tout début d’année 2023, du Club de Libreville qui permettra de relancer l’économie nationale, de redonner confiance aux entreprises nationales et de préserver les emplois qui sont très importants pour nous gabonais », a-t-il indiqué.
Selon des observateurs avertis, cette rencontre dénote l’importance que le gouvernement accorde au secteur privé dans le processus de relance économique. L’on se rappelle qu’autours d’une audience accordée par le chef de l’Etat, Ali Bongo, il y a quelques semaines, le président Henri-Claude Oyima avait décliné le rôle qui incombe désormais au secteur privé dans le processus de développement du pays. « Un pays ne peut pas se développer sans les entreprises. Le président de la République a confirmé ce message de manière solennelle. Pour dire que les entreprises du Gabon doivent désormais prendre la place qui doit être la leur dans le développement de notre économie », avait-il déclaré.
Pour rappel, la Fédération des Entreprises du Gabon (FEG) est un acteur incontournable de l’économie gabonaise, dont les membres représentent et produisent à ce jour près de 80% du PIB et plus de 90% de la main d’œuvre formelle du pays.



















