Le secteur privé de la CEMAC en situation de déficit permanent de financements, peut bien se frotter les mains. En effet, la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) vient de donner un signal fort en sa faveur dans le cadre des financements.
Le 21 décembre 2022, lors de son Conseil d’Administration ordinaire de la BDEAC tenu à Douala au Cameroun, l’Assemblée générale a approuvé un nouveau Plan stratégique quinquennal qui accorde une part belle au secteur privé de la sous-région.
Ce nouveau Plan stratégique est l’expression de la vision du nouveau management de la Banque dont l’ambition est d’en faire le socle du développement durable des Etats de l’Afrique centrale.
Ainsi, les administrateurs ont approuvé trois nouveaux projets en faveur du secteur privé. Notamment, dans le domaine de l’industrie et de l’immobilier. Ces nouvelles interventions de la Banque au profit du secteur privé traduisent une fois de plus la volonté de l’Institution d’accompagner la diversification des économies. Il s’agit également de contribuer à faire des opérateurs économiques privés, des véritables fer-de-lance du développement en Afrique Centrale.
Pour rappel, la BDEAC intervient généralement dans le financement d’investissements qui émanent du secteur privé, dans plusieurs domaines. On cité entre autres, celui des infrastructures (énergie, télécommunications, ports, aéroports, chemins de fer, routes, matériels de transport, etc.) ; des industries et agro-industries, mines; l’agriculture, élevage, pêche, forêt et développement rural ; l’immobilier, l’hôtellerie ; les Technologies de l’information et de la communication (TIC); l’éducation et la santé.
Même si l’enveloppe prévue pour ces financements au secteur privé n’a pas été dévoilée, l’on signale néanmoins que la BDEAC peut intervenir par des prêts directs à moyen ou long terme ; le leasing ; des participations au capital (essentiellement dans les entreprises de portée régionale ou sous régionale); des avances pour le financement des études de projet; des lignes de refinancement des banques locales et des établissements de microfinance. Pour une meilleure maîtrise des risques des projets financés, la Banque privilégie deux modalités d’intervention, le cofinancement avec d’autres banques et l’arrangement de financement.
Il convient également de noter que les investissements auxquels la BDEAC participe ont pour objet : la construction ou la modernisation des infrastructures de développement, la création, l’acquisition, la modernisation ou la diversification des moyens de production, et enfin, la réhabilitation, la restructuration ou la privatisation des entreprises de production.



















