C’est un quinquennat plein d’engagement et de grandes ambitions que s’apprête à vivre la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC). A en croire sa récente Assemblée générale tenue le 22 décembre 2022 à Douala au Cameroun.
A la faveur des ces assises présidées par Nicole Jeanine Lydie Roboty épouse Mbou, ministre de l’Economie et de la Relance de la République gabonaise, en sa qualité de présidente statutaire,, les actionnaires ont examiné et approuvé plusieurs points inscrits à l’ordre du jour dont, son nouveau Plan stratégique 2023-2027.
Selon l’institution, l’adoption de ce document permettra de disposer d’un nouveau cadre de référence de ses interventions en faveur des économies de l’Afrique Centrale sur le quinquennat 2023 à 2027.
Dénommé Azobe – un grand arbre altier et puissant, au bois quasiment imputrescible, que l’on retrouve dans toutes les forêts du Bassin du Congo -, ce plan vise à faire de la BDEAC, une Institution moderne, socle du développement durable de l’Afrique centrale.
Il comporte trois axes stratégiques d’intervention. A savoir : contribuer fortement à l’intégration économique régionale, au développement durable et à l’amélioration des conditions de vie des populations ; renforcer et diversifier les ressources mobilisées et enfin, transformer et moderniser la BDEAC.
Pour l’institution, cette nouvelle vision traduit d’une part, l’engagement de l’Institution au cours de la période de référence à intensifier ses interventions en faveur de l’accélération du processus d’intégration des économies de la Communauté. D’autre part, il s’agit de sa mobilisation à promouvoir un développement respectueux de l’environnement grâce à des outils de financement innovants.
En outre, elle s’inscrit dans une perspective de modernisation qui devrait améliorer la qualité de sa signature à l’international et accroître ses capacités à lever des ressources diversifiées et à des taux concessionnels, en faveur des opérateurs économiques. Autrement dit, avec ce nouveau Plan stratégique, la BDEAC renforcera davantage son soutien en faveur des économies de sa zone d’intervention.
Pour rappel, lé précédent plan Stratégique pour la période 2017-2022 adopté en 2016, confirmait la volonté des actionnaires de renforcer la politique d’intervention de la Banque pour mieux soutenir les économies de la sous-région et améliorer de ce fait les performances opérationnelles de l’Institution.
Il avait pour vocation principale de contribuer à ce que les Etats produisent effectivement les denrées alimentaires que les populations consomment et de devenir dans un horizon proche, exportateurs nets. Il prônait la diversification des économies de la zone en investissant principalement dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la pisciculture et de l’agro-industrie.
Le plan visait également à installer la bonne gouvernance au sein de l’institution afin qu’elle s’arrime durablement aux meilleurs standards internationaux. Il constituait enfin une réponse aux défis que devait relever la Banque, permettant à la fois, une meilleure efficience des actions de l’institution et la diversification des économies des économies de la sous-région.



















