Quatrième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, le Gabon a enregistré une forte croissance économique au cours de la décennie passée, portée notamment par la production de pétrole et de manganèse, reconnait la Banque mondiale. Pour étayer ces arguments, l’institution de Bretton Woods soutient qu’en 2020 le secteur pétrolier a représenté 38,5 % du PIB et 70,5 % des exportations malgré les efforts engagés pour diversifier l’économie.
Prévue à 3,4 % avant la Covid-19, le Gabon a affiché une croissance de -1,8 % au cours de la période. Cette contreperformance a été en partie dues aux mesures restrictives pour lutter contre la pandémie et la chute du prix du pétrole au cours de cette période.
Elles ont eu pour conséquences, la hausse du chômage, la baisse significative de la mobilisation de revenus domestiques, suivie de la baisse des exportations et des investissements directs étrangers, entrainant un déficit fiscal important. Selon les Nations Unies, les pertes d’emploi se sont chiffrées à plus de 104 000 en 2020.
Perspectives économiques
Pour l’année 2022, la donne a évolué. Les perspectives économiques s’annoncent plus favorables malgré l’impact du Conflit Russo-ukrainien. En effet, en 2022, l’économie soutenue par une demande extérieure plus forte et des prix du pétrole plus élevés, se redresse progressivement malgré l’impact de ce conflit.
Ainsi, le solde budgétaire devrait augmenter progressivement à moyen terme, mais la hausse du coût de la vie pourrait accroître la vulnérabilité des ménages. Selon les dernières estimations, la croissance devrait atteindre 2,7 % en 2022 grâce aux bonnes performances des secteurs pétrolier, minier et du bois. En outre, le taux d’endettement publique, devrait se situer à 58,3 % du PIB en 2022.
Enjeux du développement
Mais au-delà de ces tendances favorables, la diversification de l’économie et le renforcement du capital humain constituent les priorités pour les autorités. Dans ce cadre, une série de mesures a été adoptée pour améliorer le climat des affaires.
Par ailleurs, face à un seuil de pauvreté de 33% de sa population, le gouvernement a décidé d’axer sa politique sociale, autour des trois principaux piliers. Il s’agit notamment de la mise en place de programmes sociaux intégrés pour les populations les plus vulnérables ; de la création d’activités rémunératrices pour les populations les plus démunies et enfin de la réduction des inégalités d’accès aux services publics.



















