Conduite par Lucie Villa, une délégation de l’agence de notation américaine, Moody’s a été reçue par le ministre d’Etat, ministre du Budget et des Comptes publics, Jean Fidèle Otandault le 24 mai dernier.
Cette séance de travail avait pour objectif de faire le point sur la situation économique du Gabon afin d’actualiser la note souveraine du Gabon. Au cours de son exposé, le ministre d’Etat a, dans un premier temps, présenté le contexte macroéconomique actuel.
Dans ce cadre, il a indiqué que par rapport à l’année 2018, pour laquelle le Gabon a enregistré un taux de croissance du PIB de 0,8%, les conditions sont meilleures aujourd’hui. En effet, le taux de croissance en 2019 serait de 2,9%. Le membre du gouvernement a par ailleurs indiqué que les perspectives pour les années avenir sont également favorables pour le pays.
Avant de passer par la suite en revue l’ensemble des réformes qui ont été mises en œuvre par le gouvernement depuis la dernière notation du Gabon en juin 2018. A cet effet, il a présenté les mesures qui ont été appliquées afin de maîtriser la dépense publique et accroître la mobilisation des recettes.
Jean Fidèle Otandault a ainsi mis l’accent sur les mesures prises pour contenir la masse salariale et dont les effets commencent à être visibles aujourd’hui, ainsi que sur les dispositions qui ont été mises en place afin de ne plus accumuler les arriérés de paiement de la dette.
Globalement, a conclu le membre du gouvernement, l’ensemble de ces mesures devraient contribuer à améliorer la perception du Gabon par les marchés financiers et partant la note du Gabon.
Il convient de rappeler qu’au début de l’année en cours, l’agence de notation Moody’s n’était pas très rassurée sur l’évolution de la santé économique de l’Afrique subsaharienne dont celle du Gabon. S’il fallait en croire les prévisions qu’elle a publiées le 14 janvier 2019.
Par ailleurs, la dernière fois que cette agencé de notation américaine avait noté le Gabaon remonte au mois de juin 2018. Elle avait alors fait passer la note souveraine du Gabon de B3 à Caa1. A cause notamment de la récurrence des retards de paiements de l’État, et de ses difficultés de trésorerie et ses faiblesses institutionnelles. L’on ose donc croire que les conditions ne sont plus les mêmes et que la dynamique de relance enclenchée par le programme d’ajustement budgétaire avec le FMI porte réellement ses fruits.
Alexandre Le-grand





























