Financial Afrik vient de publier le classement des 30 premières banque du continent. Sur ces 30 institutions bancaires, les banques sud-africaines mènent le peloton de tête. Standard Bank (Afrique du Sud) ouvre la voie, avec un total bilan de 172 milliards de dollars. Elle est suivie de la Banque nationale d’Egypte, 125 milliards de dollars ; First Rand Limited; Absa Group et Nedbank toutes d’Afrique du Sud qui bouclent le top 5 avec respectivement, 111 ; 104 et 71 milliards de dollars. Dans l’ensemble, le classement est dominé par les banques sud-africaines, nigérianes et marocaines.
En Afrique centrale, c’est le groupe BGFIBank qui dicte sa loi. Le groupe bancaire dirigé par Henri-Claude Oyima affiche un total bilan de 6,6 milliards de dollars. Avec ce chiffre, il arrive au 22 rang continental. Son challenger dans la sous-région est Afriland First Bank (Cameroun) avec 2,8 milliards de dollars pour la 27e place continentale.
Selon les organisateurs de ce palmarès, le classement de cette année se limite à deux critères basiques: le total bilan et la capitalisation boursière. Exit donc les critères de performance (résultat net, distribution de dividendes) et les ratios de fonds propres ou d’exploitation.
Du point de vue qualitatif, l’analyse intègre les disruptions technologiques du secteur et ne retient plus le nombre d’agences pays parmi les critères les plus déterminants. La dématérialisation, l’agilité et la capacité de délivrer des services de crédit, de dépôt ou de virement à distance faisant partie des caractéristiques premières de la banque moderne.
A noter que 9 de ces 30 premières banques africaines ne sont pas encore cotées en Bourse, en raison de l’histoire économique et des orientations stratégiques de leurs pays d’origine. Ainsi, les banques algériennes, éthiopiennes et angolaises restent plus que jamais attendues à la cote.
En Afrique francophone, l’on note le développement des enseignes locales à savoir BGFI Group, Oragroup, Coris Bank International, Afriland First Bank Group et NSIA Banque. Ces institutions sont obligées par les logiques du marché à relever la cadence de leurs développements dans un contexte de désengagement poussé des banques françaises et d’annonces réitérées de la volonté des banques d’Algérie de traverser le Sahara.
D’une manière générale, les banques commerciales doivent surveiller le rétroviseur. Dans leurs sillages, les fintech et les néobanques progressent à grands pas, prenant d’assaut le secteur du retail banking. La question semble à la fois simple et complexe : prendre la vague ou se laisser emporter par la vague, font savoir les organisateurs préconisent les organisateurs dudit classement.



















