Dans une récente analyse des perspectives et risques macroéconomiques du Gabon, le Fonds monétaire international (FMI) table sur des perspectives économiques à court terme, légèrement moins favorables que prévue à cause d’un ajustement budgétaire prolongé.
Qu’à cela ne tienne, l’institution onusienne table sur croissance du PIB révisée à 3,1 % en 2019 (contre 3,4 % auparavant). Bien que les perspectives du secteur pétrolier s’améliorent grâce aux nouvelles capacités de production entrées en service à la fin de 2018, la consolidation budgétaire et la lenteur de l’apurement des arriérés intérieurs continuent de peser sur la croissance à court terme.
L’inflation devrait atteindre 4,0 % cette année et 3,0 % en 2019, l’impact de la hausse des prix à la pompe étant éliminé du panier de consommation. La dette publique devrait passer de 61,7 % en 2017 à 53,1 % à la fin de 2019.
Des prometteuses perspectives à moyen terme
La croissance hors pétrole devrait augmenter progressivement pour atteindre environ 5 % à moyen terme, à mesure que les projets agro-industriels et miniers arriveront à maturité.
L’augmentation des investissements dans le secteur pétrolier devrait contribuer à stabiliser la production, conformément à la tendance baissière à long terme au Gabon (d’environ -1 % par an), ce qui favorisera une augmentation progressive de la croissance globale jusqu’à 4 ou 5 % en 2022–23. L’inflation devrait rester inférieure à 3 %.
Le solde des transactions courantes devrait devenir excédentaire à partir de 2020, du fait de l’expansion continue des exportations non pétrolières, notamment de manganèse et d’huile de palme, ainsi que de la stabilité des prix de l’huile.
Les aléas influant sur les perspectives restent baissiers
Le risque le plus immédiat est l’échec de la mise en œuvre de la consolidation budgétaire prévu et des réformes essentielles afin de préserver la stabilité macroéconomique et de soutenir la croissance.
Parmi les autres risques figurent une production pétrolière plus faible que prévu et (ou) une baisse des cours du pétrole sur les marchés mondiaux, une croissance mondiale moins forte et un resserrement marqué des conditions financières mondiales.
Du côté positif, la croissance à moyen terme pourrait être plus forte si les investisseurs mettaient en œuvre tous leurs projets financés par des Investissements étrangers directs, y compris ceux liés aux récentes découvertes de pétrole offshore.
Compte tenu de l’incertitude entourant l’ampleur et le calendrier de ces projets, le scénario de référence des services du FMI ne tient compte que d’une partie des investissements étrangers directs et de l’activité économique prévus dans le cadre des projets en cours, à l’exclusion des nouveaux projets.
Alexandre Le-grand




























