Le secteur bancaire gabonais, deuxième de la Cemac par la taille de ses actifs, apparaît solide mais assez peu dynamique. Il se caractérise par sa forte concentration autour des trois principaux acteurs (BGFIBank, la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon – BICIG et l’Union gabonaise de banque – UGB), ainsi que par une couverture relativement élevée de la population (56,8 % des personnes âgées de 15 ans et plus, contre 43 % en moyenne en ASS, selon Global Findex).
Les activités de crédit pâtissent de l’atonie de l’activité privée et d’un environnement des affaires peu favorable : l’encours des crédits bruts a ainsi reculé de 10,8 % entre décembre 2016 et décembre 2020, après une hausse de 6,2 % dans l’ensemble de la Cemac sur la même période.
La profondeur du système bancaire demeure également faible. Les crédits à l’économie représentant autour de 13,4 % du PIB en 2020, bien en deçà de la moyenne de l’Afrique subsaharienne (27,0 %).
La crise de la Covid-19 a toutefois accéléré le développement des services financiers mobiles, assuré avant tout par les banques commerciales ou par le biais de filiales d’opérateurs de télécommunications.
Selon le Fonds monétaire international (FMI) (juillet 2021), le volume des dépôts qu’ils collectent a atteint 871 milliards de FCFA en 2020, soit 40 % des dépôts bancaires totaux, et le volume des opérations a été multiplié par six au cours de l’année, pour atteindre 353 milliards de FCFA.



















