Les travaux de la réunion du Groupe africain des ministres des Finances et des gouverneurs des Banques centrales des 54 Etats africains membres de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international « Caucus Africain » ont pris fin le 6 juillet dernier, à Marrakech.
Cette rencontre dont le thème portait sur: « Intégration économique régionale », s’est achevée par l’adoption d’un Document final baptisé « Déclaration de Marrakech ».
Il s’agit d’un document dans lequel, les participants ont appelé le Groupe de la Banque Mondiale (GPM) et le FMI à un allègement de la dette « rapide », « complet » et « important » afin d’aider l’Afrique à se remettre des répercussions négatives engendrées par la crise pandémique liée à la Covid-19 et par la crise ukrainienne, et à minimiser leurs risques sur les perspectives de croissance.
Appelé à prendre parole, le président de la Commission Cemac, le Pr Daniel Ona Ondo a dit tout l’intérêt que revêt l’intégration régionale. Dans ce cadre, a-t-il indiqué, « elle permet une meilleure participation aux chaînes de valeurs mondiale ». Avant de faire valoir, les efforts et les actions entreprises dans ce sens au niveau de la sous-région Afrique centrale.
Occasion pour lui donc de présenter la situation de sa Communauté économique régionale (CER). « La Cemac représente un marché de 51 millions d’habitants répartis sur plus de 3 millions de km2 avec d’énormes ressources naturelles. Près de la moitié de la population est localisée au Cameroun, qui contribue à 35% du PIB régional. La diversité des conditions climatiques et la disponibilité des terres font de la Cemac tout d’abord une région propice au développement des activités agro-pastorales », a-t-il fait savoir.
Et Daniel OnaOndo de déplorer que « Depuis son lancement il y a bientôt 20 ans, la Cemac n’a pas encore réussi à promouvoir le commerce entre ses membres ». Une situation qui selon lyui, résulte « des capacités limitées d’offre, de l’absence ou le mauvais état des infrastructures de communication, de la fourniture aléatoire et la cherté de l’énergie ».
Malgré ce sombre tableau Daniel Ona Ondo ne s’est pas privé d’insister sur « l’opportunité d’approfondir l’intégration régionale, non seulement pour se prémunir des chocs extérieurs (Covid-19 et guerre en Ukraine), mais aussi pour « réaliser les économies d’échelle permettant d’avoir une croissance robuste et inclusive, capable de créer des emplois durables »
Pour le patron de la Commission Cemac « l’intégration régionale prend corps et est un vecteur de transformation structurelle et d’accélération de croissance, et constitue un outil de construction de résilience ».
Dans ce droit fil, a-t-il expliqué « les actions entreprises dans sa CER pour contenir les effets néfastes des différentes crises. En droite ligne avec les résolutions du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Cemac d’août 2021, la nouvelle stratégie régionale de sortie de crise porte les prémices de ce changement de paradigme communautaire ».
Au nombre de ces actions, figurent entre autres : le développement des infrastructures, la mise en place des mécanismes de commerce régional, la promotion de l’économie numérique, la suppression des entraves du commerce régional et le développement de l’entreprenariat.



















