En 2018, la remontée des cours du pétrole brut, principal produit d’exportation de la sous-région, a entraîné un regain des activités pétrolières, permettant aux comptes extérieurs de la CEMAC de tirer profit de l’amélioration des termes de l’échange.
Ainsi, il a été enregistré en 2018 une diminution du déficit des transactions courantes, dons officiels inclus, revenu de 6,7 % du PIB (3 256,6 milliards) en 2017 à 1,6 % du PIB un an plus tard (821,3 milliards).
Cette amélioration a résulté d’un excédent de la balance commerciale en hausse de 78,8 % pour s’établir à 6 707,7 milliards en 2018, en lien avec l’accroissement notable des exportations (+24,8 %) plus important que celui des importations (3,2 %).
En revanche, le creusement des déficits des comptes de services (+4,1 %, à 4 545,0 milliards) et des revenus primaires (+14,5 %, à 3 307 milliards) a tempéré ce recul du déficit du compte courant.
Par pays, le déficit du compte courant s’est contracté au Gabon (2,4 % du PIB contre 5,3 % du PIB un an auparavant), en Guinée Equatoriale (15,0 % du PIB après 29,8 % en 2017), au Tchad (4,7 % du PIB après 7,5 % en 2017) et en RCA (8,5 % du PIB comme en 2017).
Il s’est en revanche creusé au Cameroun (3,6 % du PIB après 2,5 % en 2017) et est demeuré excédentaire au Congo (+22,4 % du PIB contre +3,6 % en 2017).
En définitive, le solde global de la balance des paiements est ressorti excédentaire à 656,2 milliards contre un déficit de 360,6 milliards en 2017. Ce surplus a principalement contribué au renflouement des réserves de change d’un montant de 655,2 milliards.
Alexandre Le-grand





























