Il n’aura pas fallu meilleure tribune que la célébration des Journées internationale et nationale de la femme, pour la ministre gabonaise de la Famille, de la Décennie de la femme et de l’Egalite des chances, Estelle Ondo de mettre en exergue, le caractère judicieux et impératif d’améliorer le statut de la femme gabonaise.
Dans une profonde allocution le 16 mars dernier, elle est notamment revenue sur les fondamentaux sur lesquels repose la célébration de ces Journées. Axée sur le thème principal de : « Les violences faites aux femmes », cette double commémoration a été l’occasion, pour le membre du gouvernement gabonais, de saluer tous les acteurs et les initiatives qui contribuent à l’amélioration du statut de la femme gabonaise et partant au plan international.
Reconnaissance des efforts des partenaires
Dans ce cadre, Mme Estelle Ondo a salué l’appui du Système des Nations-Unies, et notamment l’UNFPA dans l’élaboration de la Revue triennale du Plan décennal pour l’autonomisation de la femme gabonaise 2015-2025, transmis officiellement, ce jour au gouvernement.
« Ceci constitue le fruit de l’implication de tous les départements ministériels et des organisations partenaires. Ce rapport matérialise la politique gouvernementale pour l’amélioration du statut des femmes et des jeunes filles gabonaises sur les plans juridique, économique, social et politique », a-t-elle indiquée.
L’appui du gouvernement
Selon Mme le ministre, «la célébration de la Journée Nationale de la Femme, le 17 avril de chaque année depuis son institutionnalisation en 1998, a pour objectif de promouvoir les droits socio-économiques de la femme ».
Elle constitue, à l’instar de toutes les autres journées réservées à la femme, « des opportunités pour le département dont j’ai la charge, de mener des actions de sensibilisation et d’information, en vue d’impliquer un grand nombre de femmes dans le processus de développement durable, conformément aux recommandations président de la République, Ali Bongo Ondimba », a-t-elle déclarée.
L’implication personnelle de la Première Dame, Sylvia Bongo Ondimba
Dans le même élan, la forte implication de la Première Dame, Sylvia Bongo Ondimba a été saluée. Notamment grâce aux actions qu’elle mène au sein de sa Fondation éponyme, en faveur de toutes les femmes en détresse et notamment en ce qui concerne la violence à l’égard des filles et des femmes, qui a tendance à s’accroitre.
Pour une amélioration plus poussée de la situation de la femme gabonaise
Malgré ces efforts, Mme la ministre a déploré la situation de la femme au Gabon et partant à travers le monde. « Aussi bien dans notre pays qu’à l’échelle mondiale, il est à noter que les femmes et les filles n’ont pas encore accédé à l’égalité à laquelle elles aspirent. Par ailleurs, on observe toujours à l’échelle mondiale, que les violences faites aux femmes se sont accrues, malgré tous les instruments disponibles pour lutter contre ce fléau », a regretté Estelle Ondo.
Pour faire face à cette situation, elle salué l’initiative du Secrétaire Général de l’ONU qui « recommandait précédemment, lors de la 63ème Session de la Commission de la Condition de la Femme, que tout soit fait pour que l’homme et la femme soient de compétences égales, la parité n’étant pas une affaire de chiffres, mais plutôt de compétences. Car, la persistance de la violence économique à l’endroit des femmes, est matérialisée, non seulement à travers le fait qu’elles sont victimes du chômage de façon majoritaire, mais aussi du fait de leur manque de formation et de qualification ».
« Nous devons donc comprendre qu’un appel est ainsi lancé aux femmes et aux filles, pour qu’elles s’attachent à s’intéresser aux formations et métiers porteurs, de telle sorte à avoir accès à des emplois à forte valeur ajoutée », a lancé Estelle Ondo.
Apple à une prise de conscience et à des initiatives de génératrices de revenus
Au-delà du caractère revendicatif de ces droits des femmes, d’autres initiatives ont agrémenté ces célébrations. Il s’agit notamment des conférences-débats axée sur : « la perception de Soi, croyances et attitudes : le plafond de verre de la femme » et « l’usage de la technologie moderne pour dynamiser l’autonomisation et la Promotion de l’Entrepreneuriat des femmes vulnérables : Pour une Egalité des Chances ».
Selon Estelle Ondo, « le choix de ces thèmes interpelle, à une prise de conscience fondamentale des femmes elles-mêmes, afin de ressortir les causes profondes qui entravent l’évolution de celles-ci dans tous les domaines de la vie sociale, économique et politique ».
En outre, toutes ces activités devraient permettre une prise de conscience afin de permettre aux femmes de renforcer leurs capacités grâce à des initiatives telles que la transformation des produits alimentaires par certaines d’entre-elles. Cela, afin de pouvoir témoigner du savoir-faire de la femme gabonaise, a conclu la ministre de la Famille, de la Décennie de la femme et de l’Egalite des chances.
Alexandre Le-grand





























