La BEAC vient de produire sa note sur les finances publiques des pays de la CEMAC sur le deuxième trimestre 2021. Ce document présente l’exécution des finances publiques ainsi que l’évolution de la dette publique consolidée dans les pays de la CEMAC.
S’agissant des fiances publiques, la BEAC révèle que la dette consolidée des pays est restée relativement stable au cours de la période sous-revue. Elle indique en outre que cette évolution est restée spécifique d’un pays d’un pays à un autre.
Dans le cas du Gabon par exemple, à la fin du mois de juin, l’encours de la dette publique s’estime à 6 539,9 milliards de FCFA, dont 4 075,4 milliards de FCFA de dette extérieure et 2 464,4 milliards de dette intérieure.
Le gouvernement a entrepris d’éponger une part importante de ses engagements domestiques, en priorisant dans un premier temps, les dettes inférieures à 70 millions de FCFA. Plus récemment, à la faveur du succès du dernier appel public à l’épargne lancé le 27 mai, d’importants paiements ont été effectués.
Au Tchad, sur la même période, la dette extérieure est passée de 852,6 milliards de FCFA à 840,9 milliards de FCFA, tandis que la dette intérieure est passée de 1 079,8 milliards de FCFA à 1 082,2 milliards de FCFA.
En Guinée Equatoriale, dans le cadre du programme de réformes soutenu par le FMI, la stratégie de gestion de la dette consiste essentiellement à ne contracter aucun nouvel emprunt, ni aucune facilité d’emprunt garanti pendant trois ans.
Au Cameroun, les négociations d’un nouveau programme avec le FMI soutenu par la Facilité élargie de crédit et le mécanisme élargi de crédit se sont poursuivies. Selon la Caisse autonome d’amortissement, l’encours de la dette du secteur public est passé de 10 574 milliards de FCFA, à fin mars 2021 à 10 687 milliards de FCFA à fin juin 2021, dont 6 922 milliards de FCFA de dette extérieure et 2 838 milliards de FCFA de dette intérieure.
Au Congo, avec plus de 6 016 milliards de FCFA de dette, les autorités souhaitent la restructuration de la dette envers la Chine (principal créancier), dans l’optique de reprendre des négociations avec le Fonds monétaire international (FMI).
Il convient de noter que les données de cette note d’analyse de la BEAC sont estimées à partir d’informations contenues dans les dossiers des derniers Comités nationaux économiques et financiers des différents pays.



















