Les indicateurs du commerce extérieur gabonais repassent progressivement au vert. Selon la note contextuelle de l’économie, au terme des neuf premiers mois de l’année 2021, le commerce extérieur s’est caractérisé par un relèvement des exportations (+3,9%), et une baisse des importations (-9,5%). Ainsi, le solde commercial a augmenté de 14,9% à 1 373,9 milliards de FCFA.
Par ailleurs, en variation trimestrielle, on note une baisse des indicateurs sur le troisième trimestre : les exportations et les importations ont diminué respectivement de 4,4% et de 11,5% par rapport au 2ème trimestre 2021.
Evolution des exportations en valeur
Les exportations totales ont connu une hausse de 3,9% à 2 268,8 milliards de FCFA sur les neuf premiers mois de 2021, consécutive au renforcement des ventes à l’export du secteur hors pétrole (+25,0%), en dépit du recul des exportations de pétrole (-3,9%).
La progression des exportations du secteur hors pétrole est tributaire des bonnes performances des ventes de la quasi-totalité des produits excepté les produits « caoutchouc » et « poissons et produits de la pêche ».
Les exportations des bois sciés se sont accrues de 13,9% à 320 milliards de FCFA. Cette progression est liée à l’augmentation de la demande internationale de bois débités, soutenue par le renforcement du tissu industriel dans la zone de Nkok et la bonne tenue des prix du bois débité (+8,7% à 748,7 $/m3) en particulier.
Dans le même temps, les ventes de minerais de manganèse ont augmenté de 13,6% à 208,6 milliards de FCFA de janvier à septembre 2021, tirées notamment par la demande internationale d’acier favorisée par les bonnes performances réalisées dans les gisements d’Okouma, Okondja et Biniomi.
Tandis que les ventes d’huile de palme ont quant à elles triplé, passant de 8,7 milliards de FCFA en 2020, à 29,7 milliards de FCFA en septembre 2021. Cette évolution s’explique par la hausse de la demande extérieure contenue grâce aux bons rendements dans les plantations de Mouila et d’Awala.
Toutefois, un paradoxe demeure toujours : le manganèse reste toujours le troisième produit exporté, derrière le bois.
Evolution des importations en valeur
Au cours de la période sous-revue, les importations des biens se sont contractées de 9,5% par rapport à la même période en 2020. Cela, suite à la baisse de la facture d’équipements (-24,9%), des biens intermédiaires (-1%) et énergétique (-15,8%).
La baisse des commandes des biens d’équipements résulte de la réduction des investissements du secteur pétrolier face à l’incertitude liée à la propagation du coronavirus. Il en est de même pour les biens intermédiaires (-1% à 231,5 milliards de FCFA).
En revanche, les importations des biens de consommation finale ont progressé de 4,0% à 313,6 milliards de FCFA. Cette augmentation s’explique en particulier par la hausse de la facture des biens non alimentaires tels que les produits pharmaceutiques (+7,6%).



















