Les signes de reprises affichés par l’économique gabonaise depuis le quatrième trimestre 2020, se sont poursuivis au troisième trimestre de l’année 2021.
Dans cette mouvance, c’est le secteur primaire qui donne le ton. Selon les données du ministère de l’Economie, la production de manganèse observe une progression de +12,3% à 6,98 millions de tonnes, l’exploitation forestière (+17,5% à 1,9 million m3) et la filière huile de palme brute qui se situe à +119,9% à 84 511 tonnes.
Toutefois, l’on note une baisse de la production de pétrole (-8,3% à 7,485 millions de tonnes) et de la production de caoutchouc humide (-30,4% à 11 036 tonnes) et usiné (-42,9% à 3 483 tonnes).
A l’instar du secteur primaire, le secteur secondaire observe également une meilleure résilience dans la plupart des branches à l’exception de la production de farine (-0,9% à 61 617 tonnes) et de la transformation de sucre (-11,8% à 14 855 tonnes).
En effet, les BTP (+19,4%), les productions d’huile raffinée (+11,2% à 15 432 tonnes), des industries du bois (+29,8% à 1,01 million m3) des peintures +25,3% à 2 980 tonnes), de tôles (+49,7% à 1 693 tonnes) et de silico-manganèse (+30,1% à 22 379 tonnes) sont en hausse sur la période d’analyse.
Dans le secteur tertiaire, à l’exception du commerce général structuré qui est en repli (-4,1% à 233,3 milliards FCFA), toutes les autres branches sont en augmentation. On observe ainsi un relèvement dans le transport aérien (+49,2% du nombre de passagers malgré le recul du volume de fret), ferroviaire (+6,5% à 7,1 millions de tonnes du volume global des marchandises) et de l’activité portuaire (+10,9% à 4,5 millions de tonnes de marchandises manipulées aux quais OLAM).
De même, les télécommunications (+3,2% du chiffre d’affaires à 163,5 milliards FCFA), le commerce des produits pétroliers (+13,7% à 499 979 tonnes métriques), le commerce des produits pharmaceutiques (+8,5% à 50,5 milliards FCFA) et les services de réparation mécanique (+24,6% à 13,04 milliards FCFA), suivent la même tendance haussière.
Sur les neuf premiers mois, les ressources collectées par le secteur bancaire ont augmenté de 4,9% à 2 182,3 milliards de FCFA. De même, les crédits bruts distribués se sont relevés de 18,9% à 1 715,5 milliards de FCFA contre 1 442,7 milliards un an auparavant, tirés essentiellement par les crédits accordés au secteur privé.
Dans le même temps, l’activité du secteur des assurances a enregistré une légère progression du volume de primes encaissées. En effet, le chiffre d’affaires consolidé a évolué de 0,4% à 81,88 milliards de FCFA par rapport à la même période en 2020, sous l’effet des émissions de la branche Vie.
A fin septembre 2021, le commerce extérieur du Gabon s’est caractérisé par une progression des exportations (+3,9%) et une baisse des importations (-9,5%), se traduisant par un solde commercial excédentaire en hausse de 14,9% à 1 373,9 milliards de FCFA.
Le repli des pressions inflationnistes entamé depuis le premier trimestre s’est poursuivi. En moyenne annuelle, le taux d’inflation s’est situé à +1,0% à fin septembre 2021 contre +1,2%, sur la même période un an plus tôt.
De janvier à septembre 2021, tout comme en 2020, l’exécution du budget s’est soldée par un excédent primaire et des déficits des soldes base ordonnancements et base caisse. En effet, L’excédent primaire s’est accru pour s’établir à 90,2 milliards de FCFA suite à une hausse des recettes budgétaires (+1,9%) et à la baisse des dépenses primaires (-3,7%).
Le solde base ordonnancements a enregistré un déficit de 118,3 milliards de FCFA, en atténuation par rapport à celui enregistré à la même période en 2020 du fait essentiellement du repli des dépenses budgétaires (-2,8%).
Dans le même temps, le déficit du solde base caisse s’est contracté, passant de 129,2 milliards de FCFA à 65,3 milliards de FCFA en lien avec l’accumulation des instances du Trésor.
Sur la période, l’encours de la dette s’est accru de 14,6% pour se situer à 6 689,3 milliards de FCFA. Cette hausse du stock de la dette publique résulte de l’augmentation de la dette intérieure (+52,0%), en dépit de la baisse de la dette extérieure (-0,6%).



















