Dans ses prévisions, macroéconomiques, la BEAC indique que l’activité économique devrait poursuivre son évolution favorable au quatrième trimestre 2021, ainsi qu’au premier trimestre 2022. Les estimations pour le quatrième trimestre 2021, en glissement annuel, tablent sur une hausse de l’Indicateur composite des activités économiques (ICAE) de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) de 3,0 % (contre -1,5 % un an plus tôt).
La BEAC explique en outre que cette dynamique devrait se maintenir au premier trimestre 2022, avec une variation de l’ICAE CEMAC en glissement annuel de 4,4 % (contre 1,1 % un an plus tôt). Concernant les prévisions d’inflation, elles indiquent une stabilité à fin décembre 2021 par rapport à fin septembre 2021, bien qu’en décélération par rapport à décembre 2020.
En effet, le taux d’inflation se maintiendrait à 1,8 % en moyenne annuelle et progresserait à 2,3 % en glissement annuel, contre respectivement 1,8 % et 2,0 % un trimestre plus tôt, après 2,3 % et 2,0 % un an plutôt.
Sur l’ensemble de l’année 2021, les services de la BEAC tablent sur : un taux de croissance du PIB réel de +1,9 % contre – 1,7 % en 2020, porté principalement par un rebond de la croissance non pétrolière, un relâchement des pressions inflationnistes à 1,7 % en 2021, contre 2,6 % un an plus tôt, iii) un maintien du déficit du solde budgétaire base engagements, dons compris, à 2,0 % du PIB en 2021, et un recul du solde du compte courant à -3,0 % du PIB en 2021, contre – 4,3 % du PIB en 2020.
Sur le plan de la monnaie, la masse monétaire croîtrait de 12,6 % tandis que les avoirs extérieurs nets chuteraient de 34,7 %. La stagnation des réserves de change autour de 4 000 milliards constatée depuis le mois décembre 2020 devrait se retourner et retrouver une trajectoire haussière en passant à 4 988,2 milliards en décembre 2021.
En outre, le taux de couverture extérieure de la monnaie passerait à 68,4 % contre 67,1 % en novembre 2021 et 63,6 % un an plus tôt. Cependant, le niveau des réserves en mois d’importations de biens et services devrait revenir à 3,72 en 2021 contre 3,82 en 2020, en relation avec la hausse projetée des importations des biens et services (+16,6 % en 2021 après -19,3 % en 2020).



















