Du fait du recul des recettes pétrolières, mais aussi à cause de la faiblesse persistante des recettes non pétrolières, les rentrées budgétaires des Etats ont fortement diminué ces dernières années.
En effet, la baisse des cours du pétrole en 2014–15 a entraîné une forte contraction des recettes budgétaires des pays membres de la CEMAC. Elles ont ainsi diminué de plus de 10 points de PIB au cours des cinq dernières années, passant de 26,5 % du PIB en 2012 à 16,1 % en 2017.
Cette évolution est essentiellement due au fléchissement des recettes pétrolières qui ont reculé de 12,2 points au cours de la période, passant de 18,2 % du PIB en 2012 à 5,9 % en 2017.
Ainsi, la baisse des recettes a été beaucoup plus marquée dans les principaux producteurs du pétrole, notamment au Congo (-21 points de PIB) et au Gabon (-14 points de PIB), que dans les pays moins dépendants des recettes pétrolières comme la République centrafricaine (-1,3 point de PIB) et le Cameroun (-3,2 points de PIB).
Illustration de la dépendance régionale à l’égard du pétrole
Quatre des six pays de la région (Tchad, Guinée équatoriale, Congo et Gabon) font partie des sept pays de l’Afrique subsaharienne (ASS) dont le ratio exportations de ressources naturelles/exportations totales a été le plus élevé de 2007 à 2017.
C’est également le cas du ratio recettes tirées de ressources naturelles/recettes totales, celui du Cameroun étant élevé. La dépendance à l’égard des recettes pétrolières et l’insuffisante diversification des économies de la région constituent une source de vulnérabilité à laquelle les pays membres doivent s’attaquer avec plus de détermination.
Alexandre Le-grand





























