Ouverte par le ministre du Commerce, des Petites et moyennes entreprises et de l’Industrie, Hugues Mbadinga Madiya, cette rencontre organisée conjointement par le gouvernement gabonais et le Centre du commerce International (CCI), était axée sur le thème : « Accroître les exportations dans la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAf) ».
A l’occasion, le membre du gouvernement a décliné les enjeux de ce Forum. « Le présent rendez-vous permet donc aux participants de s’imprégner du fonctionnement du commerce intra-africain, tout les aidant à diverses actions telles que l’exploitation, l’étude de marché sur cet espace commercial, connaître les conditions d’accès au vaste marché et à son financement », a-t-il relevé, lors de son discours circonstanciel.
Avant de mettre en exergue le potentiel charrié par la ZLECAf. « C’est un gigantesque marché africain d’environ 1,2 milliards de consommateurs pour un PIB combiné de 3.000 milliards de dollars US, qui permettra d’accroître significativement les échanges des biens et services du continent et d’augmenter la part du commerce intra-africain », a précisé Hugues Mbadinga Madiya.
En clair, le Forum de Libreville poursuivait trois principaux objectifs : informer les MPME, les institutions d’appui au commerce et aux investissements et les décideurs politiques des opportunités offertes par la ZLECAf ; discuter des possibles défis auxquels seront confrontées les MPME pour accéder au nouveau marché unique africain et enfin, organiser une série de sessions thématiques sur les procédures d’exportation dans la ZLECAf pour le secteur privé gabonais ; l’importance du marketing, le branding et le E-commerce pour optimiser les opportunités d’accès au marché unique Africain ; la facilitation des échanges et le commerce transfrontalier dans le cadre de la ZLECAf et l’observatoire continental du commerce de l’Union africaine.
Côté didactique, ce Forum de Libreville visait aussi à accroître la participation effective des MPME dans la ZLECAf. Cela, à travers une meilleure connaissance des (sous) marchés africains et de leurs exigences, un accès plus facilité aux dispositifs d’accompagnement existants pour entreprendre ou opérer de manière rentable afin de générer plus de « business ». Il a ainsi permis de recueillir les vues et priorités des décideurs politiques sur l’implication du secteur privé dans la ZLECAf et d’écouter les acteurs de ce secteur quant à leurs attentes.
De plus, ce Forum a permis de tenir quelques sessions de formation sur des thèmes pertinents pour la ZLECAf tels que l’accès à l’intelligence économique, les mesures non tarifaires, le E-commerce ou tout simplement les pré requis pour exporter dans la ZLECAf.
Ce, d’autant plus que la crise de la Covid-19 a montré combien il était important d’avoir des chaînes de valeur nationales, régionales et continentales intégrées capables d’approvisionner les populations en produits de première nécessité et autres produits.
Selon les organisateurs, « la construction et le développement des chaînes de valeur continentales ne pourra se faire qu’à travers non seulement des infrastructures, la création d’un écosystème favorable et des importants investissements mais aussi une compétitivité plus accrue des entreprises ; compétitivité qui devrait favoriser des mutations profondes dans la structure des économies africaines largement dominée par le secteur informel ».
A travers ce forum les organisateurs ont tablé sur une approche pédagogique, pour informer et sensibiliser les MPME, les institutions d’appui au commerce et aux investissements et les décideurs politiques aux défis et opportunités offertes par la ZLECAf.
Il s’est également agi de renforcer les capacités des MPME, le secteur privé, les jeunes entrepreneurs et les femmes sur les procédures d’exportation dans le cadre de la ZLECAf.
Il importe par ailleurs de noter que l’initiative s’inscrit dans le cadre du Plan d’accélération de la Transformation (PAT). Lequel met à la disposition du secteur privé, des outils permettant d’accéder graduellement à des nouveaux marchés, aux transferts de technologies, à l’investissement direct étranger et aux financements innovants.
Des outils ayant pour objectif, de réduire les coûts des intrants, afin que l’entreprise gabonaise soit à même de proposer des produits transformés, diversifiés et de haute qualité, capables de répondre non seulement à la demande nationale mais également aux besoins du marché continental.
Dans ce contexte et à travers l’organisation d’un Forum de sensibilisation et de formation, le ministère en charge du Commerce, par le truchement de la Direction générale du commerce, et le Centre du commerce international se sont associés afin de doter le secteur privé gabonais et les autres acteurs impliqués, des mécanismes permettant de tirer avantage des échanges de biens et services du continent.
Cette démarche commune, indique-ton, « intervient alors que le Gabon fait face à une pression économique accrue par la pandémie de Covid-19 et cherche à inciter au redressement de son économie ainsi qu’à renforcer la résilience de ses PME ».
Quid du Centre du commerce international ?
Créé en 1964, le Centre du commerce international (CCI) est l’agence de coopération technique conjointe des Nations Unies et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) chargée de la promotion durable du commerce et en particulier des exportations des pays en développement et des économies en transition.
Le but du CCI est de rendre les entreprises des pays en développement plus compétitives sur les marchés mondiaux, d’accélérer le développement économique et de contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations Unies. Ainsi, l’organisation contribue à la création d’emplois au niveau de segments de chaînes de valeur agricoles et des services porteurs en particulier pour les jeunes et les femmes.
Dans le cadre de son programme « One Trade Africa » pour soutenir l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le CCI organise une série d’activités d’information, de sensibilisation et de formation à l’attention du secteur privé et en particulier des MPME, afin qu’ils puissent tirer pleinement avantage des opportunités économiques offertes par le grand marché unique africain.



















