Pour l’année 2021, les services de la BEAC tablent sur quatre principaux indicateurs. A savoir, un taux de croissance du PIB réel de +1,6 % contre – 1,7 % en 2020, résultant de la dynamique des activités dans le secteur hors-pétrole, une atténuation des tensions inflationnistes à 2,0 % en 2021, contre 2,4 % un an plus tôt, une diminution du déficit du solde budgétaire base engagements, dons compris, de 2,0 % du PIB en 2020 à 1,7 % du PIB en 2021, et une baisse du déficit du compte courant à 3,6 % du PIB contre 4,8 % du PIB un an plus tôt. Sur le plan de la monnaie, la masse monétaire croîtrait de 11,5 % en 2021 contre 11,1 % douze mois plus tôt et les avoirs extérieurs nets chuteraient de 21,4 % après -31,3 % en 2020.
Le taux de couverture extérieure de la monnaie passerait de 63,6 % en 2020 à 64,8 % en 2021 et les réserves de change remonteraient à 3,71 mois d’importations de biens et services à fin décembre 2021, contre 3,66 mois en 2020.
A moyen terme, la reprise économique amorcée en 2021 devrait se poursuivre entre 2022 et 2024, dans un contexte de recul de l’incertitude au niveau mondial grâce aux avancées de la vaccination contre la COVID-19, associé aux gains à tirer des réformes structurelles engagées dans le cadre du PREF-CEMAC et des programmes de seconde génération avec le FMI.
Ainsi, le taux de croissance réel de l’activité de la CEMAC se situerait à 3,3 % en 2022, à 2,4 % 2023 et à 3,0 % en 2024, après 1,6 % en 2021 (scénario de base) grâce principalement aux performances du secteur non pétrolier. Néanmoins, la production effective se maintiendrait toujours en dessous de la production potentielle tout en s’améliorant à moyen terme, malgré la rupture de tendance observée en 2020 en raison de la pandémie de la COVID-19.
Par ailleurs, la BEAC prévient qu’il est fort probable que la situation de la sous-région se redresse progressivement à court et à moyen termes sans risque sur la stabilité des prix, malgré le niveau encore insuffisant des réserves de change.
Aussi, dans le contexte actuel marqué par une incertitude non négligeable sur les prévisions macroéconomiques et la persistance de la crise sanitaire, la BEAC a maintenu inchangés ses principaux taux directeurs.































