La BEAC vient de produire son Bulletin économique et statistique pour le compte du 1er semestre 2021. L’analyse du secteur réel de la sous région laisse apparaitre lueur d’espoir quant la reprise de l’activité économique.
Les données recueillies par les services de la BEAC indiquent une relative fragilité de la reprise dans le secteur réel de la Communauté CEMAC au 1er trimestre 2021, dans le sillage d’une année 2020, marquée par une crise sanitaire et économique aigue.
L’Indicateur composite des activités économiques (ICAE) de la CEMAC s’est ainsi inscrit en recul de 0,1 % en glissement annuel à fin mars 2021, contre + 2,9 % un an auparavant.
Après un trimestre marqué par les festivités de fin d’année, l’ICAE a enregistré un repli de 2,5 % au premier trimestre 2021, contre une hausse de 6,3 % au trimestre précédent. L’activité économique devrait amorcer une timide évolution à partir du deuxième trimestre 2021.
En effet, les estimations à fin juin 2021, en glissement annuel, tablent sur un bond du taux de croissance de l’ICAE de la CEMAC de 8,1 % (contre – 5,7 % un an plus tôt) mais en baisse par rapport aux prévisions établies en mars dernier (12,7 %).
Cette dynamique devrait dans une moindre mesure se poursuivre au troisième trimestre 2021, avec un taux de croissance de l’ICAE CEMAC en glissement annuel de 3,3 % (contre – 3,1 % au troisième trimestre 2020).
Outre l’effet de rattrapage des contreperformances enregistrées au cours de l’année 2020, ce regain de dynamisme anticipé au niveau de la CEMAC est à mettre au crédit de la normalisation progressive de la situation sanitaire dans la Zone, de l’évolution favorable de la production gazière en Guinée Equatoriale et au Cameroun ainsi que la relative bonne tenue de la production de coton au Cameroun et au Tchad.
Ainsi, tous les pays de la CEMAC, à l’exception de la République Centrafricaine, devraient contribuer positivement à la croissance de la sous-région aux deuxième et troisième trimestres 2021. En termes de perspectives pour l’année 2021, il est attendu un taux de croissance du PIB réel de + 1,3 %.



















